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Vers la fin du plastique pour les fruits et légumes : les professionnels contraints de s’adapter

L’interdiction de vente des fruits et légumes sous emballage plastique, entrée en vigueur le 1er janvier, ne concerne qu’une trentaine de produits. Mais la loi anti-gaspillage pour l’économie circulaire a fixé 2040 comme horizon pour permettre aux acteurs de s’organiser.

Lancée en 2020, la loi anti-gaspillage pour l’économie circulaire (Agec) est entrée en vigueur le 1er janvier 2022 et interdit la vente de fruits et légumes emballés en plastique.

Elle entend ainsi contribuer à la suppression du plastique jetable, fixée pour 2040, suite à la suppression des sacs plastiques gratuits de la grande distribution (2016), du plastique dans la vaisselle à usage unique (2021)… Selon le ministère du Transfert écologique : 37% des fruits et légumes emballés sont vendus en France et près de la moitié de la consommation de plastique est utilisée pour les emballages.

Une trentaine de produits concernés

Si la loi est en place, le plastique n’a pas complètement disparu des étals de fruits et légumes. L’interdiction ne s’applique actuellement qu’à une trentaine de produits : poireaux, courgettes, aubergines, poivrons, concombres, pommes de terre, carottes, tomates rondes, oignons…

Un délai de six mois est prévu pour l’écoulement des stocks d’emballages. De multiples dérogations ont alors été accordées pour la présentation des produits »risque de baisse des ventes en gros ». Les tomates étendues, les cerises ou cocktails, les haricots verts, les choux de Bruxelles, les raisins, les pêches, les nectarines et les abricots ne seront concernés qu’à partir du 1.Oui juillet 2023. Endives, asperges, champignons, petites carottes, salade, cerises… pas avant le 1Oui janvier 2025.

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Et la loi ne s’appliquera qu’à partir du 1Oui Juillet 2026 pour les fruits rouges, les graines germées et tous les fruits vendus « mûrs à souhait ». Les légumes dits « primeurs » (pommes de terre, carottes, oignons…) ne seront préoccupants qu’entre 2023 et 2026. Cependant, la loi comporte une faille : la mesure ne s’applique pas aux fruits et légumes vendus en lots de plus de 1,5 kilogramme.

La profession réagit

L’association professionnelle des Fruits et Légumes Frais, Interfel, dément la loi Agec relative à l’interdiction des emballages plastiques à usage unique où les fruits et légumes frais représentent moins de 1,5% des plastiques alimentaires et plus de 65% des ventes du vrac.

Pour obtenir l’invalidation, Interfel a déposé plusieurs recours devant le Conseil d’Etat. Il s’agit notamment d’un recours sur le fond de l’article 77 interdisant l’utilisation de matières plastiques dans les emballages de fruits et légumes frais conditionnés par lots de moins de 1,5 kg. L’interrogation s’applique également à l’article 80 en supposant qu’il « distorsions de concurrence« avec des fruits et légumes importés.

Selon l’interlocuteur, le secteur pourrait être totalement dépourvu de plastique en 2026 et nécessite une transition vers 2025 en utilisant du plastique recyclé. Plastalliance, qui représente les professionnels de la plasturgie, met en avant le danger de déstabilisation du secteur.

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Organisez les entreprises

L’entrée en vigueur de cette loi a mobilisé le groupe Perpignan Alterbio, spécialisé dans les fruits et légumes bio. « Nous recherchons des emballages et des solutions de packaging pour nos produits éco-responsables, bio-sourcés et respectueux de l’environnement., précise Emmanuel Eichner, directeur adjoint d’Alterbio (90 salariés). Nous avons des suggestions de fabricants d’emballages en papier artisanal, par exemple, selon lesquelles nous devrions être autorisés à être prêts en janvier. Cette obligation engendrera des coûts supplémentaires. Elle nous demande de tester les produits auprès de la grande distribution à qui nous avons envoyé des échantillons afin qu’ils valident le packaging et l’étiquetage. “.

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En son nom, Yves Aris, président de la coopérative agricole Teraneo (Saint-Hippolyte), considère cette marche obligatoire pour réduire de près l’usage du plastique « établissement« . »Nous n’avons pas encore trouvé d’alternative pour certains produits de céleri, bouquets d’artichauts, précise-t-il. Les nouveaux emballages sont encore très chers pour des coopératives comme la nôtre. Notre rapprochement avec le groupe Alternea – Legros Bio pourrait nous aider à trouver des solutions d’emballage ainsi qu’un accompagnement marketing. ». Cependant, il y aurait une solution de contournement, « En cas de développement assisté du développement des fruits et légumes en GMS, comme dans le cas des bouchers/capteurs et des poissonniers, il n’y aurait pas besoin de suremballage ! « , Fin du président de la coopérative Teraneo.

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