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Tournoi des Six Nations : souvenirs de la dolce vita narbonnaise avant France-Italie

Ils sont une petite dizaine de joueurs italiens à avoir porté le maillot de Narbonne, notamment les emblématiques et internationaux Alessandro Stoica, Marco Bortolami et Massimo Giovanelli. L’heure des souvenirs a sonné avant le début du 6 Nations et un certain … France-Italie (dimanche 16 h).

Narbonne, fille de Rome. Des liens étroits qui ont aussi existé dans le rugby et des noms qui vont sans doute vous rappeler des souvenirs, d’Alessandro Stoïca, en passant par Massimo Giovanelli, Marco Bortolami, ou même Federico Pucciariello…

Tous ont porté les couleurs du Racing Club Narbonnais et certains ont d’ailleurs participé aux grandes heures du club, comme la finale du challenge européen en 2001. Ce fut le cas pour Stoïca et Pucciariello. À l’aube de l’ouverture du Tournoi des 6 Nations pour la France contre l’Italie, il y a donc eu une époque, pas si lointaine, où le Racing Club Narbonnais avait l’accent tonique et la prononciation du « r » roulé .

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Alessandro Stoica et Massimo Giovanelli auront été les premiers véritables étrangers du RCNM de l’époque. Et ils sont Italiens ! Le premier a porté le maillot « orange et noir » de 1997 à 2001. Le second lui a emboîté le pas (1998-1999). Massimo Giovanelli, un gabarit démuni, personnage atypique, sur et en dehors du terrain. Arrêté pour nuisances sonores à moto dans son village natal de Noceto, son bolide lui est restitué contre sa prestation dans l’équipe de rugby locale.

Quatre ans plus tard, il transforme ses premiers essais en un contrat avec Sylvio Berlusconi, patron de l’équipe de Milan. L’histoire raconte qu’il a ensuite craqué pour Narbonne, la Méditerranée, la qualité du rugby fournie par Gérard Bertrand, et le prestige accordé de M. de Pouzilhac.On est en 1998. Un article de presse évoque « ONU< contrat conclu avec le RCNM qui mentionne l’octroi de 20 bouteilles de vin de Villemanjou par mois, soit 240 bouteilles « . Le rugby d’autrefois…

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« Pour l’Italie, ce sera très dur »

Le centre Stoica, né en Roumanie, a été le premier joueur d’origine italienne à embrasser Narbonne. Et à faire office de guide. Celui qui a porté le maillot du XV transalpin à 71 reprises entre 1997 et 2007 a d’ailleurs conseillé Marco Bortolami (2004-2006) de poser ses valises au pied des Halles : « Il m’a dit que mon choix était bon, que je faisais bien de venir ici »commente la deuxième ligne qui n’avait connu qu’un seul club au moment de sa signature, du Petrarca.

Gérard Parrenin, qui a été pendant plusieurs années le gérant de Racing pendant, « où je m’occupe de toute l’organisation, des différents déplacements »se souvient de « garçons attachés. C’est tout un tas de joueurs intéressants. Je me souviens plus particulièrement de Massimo (Giovanelli). C’était quelqu’un qui pesait beaucoup dans le vestiaire, avec un gros charisme. C’était quelqu’un qui fédérait. Si Alessandro (Stoïque) un compté pour le groupe, Giovanelli était un leader. Avec eux, on chantait tout le temps Bella Ciao ».

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Alessandro Stoica, Massimo Giovanelli, Federico Pucciariello et… Matthew Pini ont porté le maillot du Racing entre 1997 et 2001. Pour Pini, ce sont d’ailleurs ses origines transalpines qui ont permis à cet ancien arrière international australien (sélectionné lorsveve 99 les wallabies) , de porter le maillot de l’Italie pendant le premier Tournoi des Six Nations. Marco Bortolami, ancien capitaine de la Escouade Azzurra où il a pu évaluer sur différents postes, seconde ligne, troisième ligne center, mais encore -occasionnellement – troisième ligne aile, conserver « de supers souvenirs » de Narbonne.

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« Sportivement parlant, l’expérience à Narbonne m’a beaucoup fait grandir, humainement j’ai eu l’opportunité de jouer pour un club qui a vécu encore avec les valeurs anciennes du rugby », explique celui qui est devenu entraîneur en chef de Trévise. Le France-Italie de dimanche ? « Pour l’Italie, ce sera très durconfie celui qui est le quatrième joueur ayant le plus de sélections avec les Azzurri (112). La France est toujours l’un des trois meilleurs moulins du monde. J’espère pour l’Italie qu’elle pourra se battre pour la victoire comme mon équipe de Trévise l’a fait contre Lyon il y a deux semaines (victoire de Lyon 25-10) ».

Une bien belle brochette de joueurs italiens avec le maillot orange et noir, complétée plus récemment par Joshua Furno (2012-2013), Paolo Pescetto (2014-2018) et Luca Beccaris (2018-2019). C’était la dolce vita narbonnaise…

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