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Top 14 – USAP : Piula Fa’asalele un Samoan -Catalan

Piula Fa’asalele, la championne de France avec Castres (futur adversaire de l’USAP ce dimanche 26 décembre 2021 à 16h) en 2013, vient de prendre sa retraite après deux saisons avec l’USAP. Le signe d’un véritable attachement au pôle Pyrénées-Orientales, qu’il appelle « ma maison » !

Piula Fa’asalele ne sera pas dérangée en situant le Castres Olympique sur la pelouse d’Aimé-Giral. « Le CO est le club qui a vraiment démarré ma carrière professionnelle, explique le géant samoan (1,96 m, 118 kg). Ma première saison à Castres, on est champions de France (2013), on joue une finale en suivant (2014). J’y ai gardé des souvenirs triviaux et des amis avec qui je suis resté en contact. «  Il a évoqué Geoffrey Palis, Julien Dumorra, Yannick Caballero, Mathias Rolland. Ou le président de Castres Pierre-Yves Revol. Et n’oublions pas son ami « Ibou », décédé prématurément. « Mais Perpignan est ma deuxième famille aujourd’hui, ajoute immédiatement Piula. Ma maison est l’USAP !  »

La famille Fa’asalele aime être entre Canigou et Méditerranée. Une des raisons qui l’a poussé à re-empiler deux saisons (année fermée, une optionnelle), en novembre dernier. Il pourra donc continuer à venir boire un café au Tézanais, une brasserie à laquelle il est habitué depuis son arrivée en Roussillon en 2019. A Téza, son village d’adoption, il profite de la tranquillité, de la proximité avec les gens d’ici. « Le lendemain du match, dit-il, je vais parler rugby avec les papis. C’est drôle, c’est la culture. Je reçois mes « coachs » le dimanche. Que l’USAP ait gagné ou perdu ou non, j’y vais. J’entends tout. Parfois j’en plaisante ! Ils ont réveillé leur passé de rugbyman, à Elne, Alénya. On parle des règles, du pays de la Catalogne, de la culture du rugby. « 

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Fa’asalele ne se traduit pas en catalan. Comme par exemple Perry Freshwater, rebaptisé « aigua fresca », comprenez « eau douce ». Pardon. Car Samoa est née à Porirua, en Nouvelle-Zélande, pleine des valeurs de son pays d’accueil : « Comprenez, l’USAP est le seul club que je connaisse qui ait un drapeau à lui. Du sang et de l’or. C’est énorme ! Et puis le premier club que j’ai vu c’était le champion de France, quand je suis venu dans un pays en France, c’est l’USAP En 2009 les Catalans ont un caractère bien trempé, parfois un peu égoïste, mais ils sont tout aussi fiers de leur histoire. Depuis 1902, c’est l’un des bastions où est né le rugby ! On a la chance d’habiter ici… »

Philosophe et psychologue

Cette passion, Piula Fa’asalele la vit au quotidien. Dur. Car il sait d’où il vient, et trace son chemin sans se retourner. « Mes parents ont quitté les Samoa pour offrir une vie meilleure à leurs huit enfants, compte-t-il. C’était un défi. Jetez mona. Le drame est tombé du bon côté… Le rugby est un bonus, dans ma vie. «  De cette jeunesse sans argent, Piula a gardé les bons côtés : l’humilité, le partage. « Bonne chance, alors fais-le. »

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Comme ce jour de 2019 où il a pensé arrêter le rugby après son expérience toulousaine, il a vu Christian Lanta débarquer. « Je n’avais plus assez faim, explique Samoa. Le pain quotidien n’avait plus le même goût. Toulouse traverse une période de transition, entre Novès et Mola. Le projet présenté par l’USAP, qui venait de descendre en Pro D2 mais avait l’ambition de revenir tout de suite, m’a donné envie de relever des défis, ensemble, en groupe ! Je n’aime pas l’attention, je préfère apprendre… et donner. « 

A Perpignan, il a retrouvé cette chaleur humaine qu’il sait indispensable à sa réussite, qu’elle soit individuelle ou collective. Il n’a pas eu deux années d’études pour valider ses études en psychologie. Il ne sait pas s’il ira jusqu’au bout de son cursus. Pensez peut-être à créer un village de bungalows à Raro Tonga, aux îles Cook, le pays d’Helen, sa femme. A plus tard. Il aimerait d’abord continuer à jouer « à domicile », sous le maillot de l’USAP. Relevez un dernier défi en aidant le club à rester dans le Top 14. « Ça a toujours été ma philosophie de ne pas attendre les choses mais de les faire, finalement. Nous n’avons qu’une vie. Il n’y a aucune raison pour que nous ne puissions pas réaliser ce que nous voulons ensemble. Du dimanche. J’aime notre rôle d’« outsiders », d’outsiders. Nous savons que Castres ne laissera pas entrer. Ni lui ni moi. Il faut s’y préparer… »

« Pensez à Ibou »

Piula Fa’asalele n’oubliera jamais son ami de troisième ligne castrais, « Ibou », Ibrahim Diarra, décédé en décembre 2019 d’un arrêt cardiaque.

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« Avant de partir pour la Coupe du monde au Japon (Piula Fa’asalele faisait partie du groupe Samoa), nous avons bu un verre… Quand je suis rentré en France, il était à l’hôpital. Je ne l’ai jamais revu! Ça remet les choses à leur place… »

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