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Submersion marine et contentieux du littoral : ces pistes exposent aux élus audois en visite dans l’Hérault

De Carnon au lido de Sète à Marseillan, retour sur les étapes d’un Litto’Tour qui a permis aux élus audois de découvrir les aménagements adoptés dans l’Hérault face aux aléas de l’érosion et de la submersion marine.

Carnon, plage du Petit Travers

Maire de Mauguio, Yvon Bourrel un plan rechargeable de rechargement en sable du littoral du « golfe d’Aigues-Mortes ». Un plan à 8,7 M €, avec pour la seule plage du Petit Travers, 440 000 m3 de sable pompés dans la flèche sableuse de L’Espiguette afin de recomposer la plage, sans oublier un recul stratégique de la RD59, une revégétalisation des espaces dunaires et une division par trois des passages transdunaires pour rallier la plage.

Un succès, oui : « Si on n’avait rien fait sur ce secteur, il aurait disparu. » Mais aussi un bémol : « On perd un peu de plage chaque année, on y assiste de manière inexorable. Il n’y a pas de solution miracle. On fait tout pour que la station soit encore là dans 50 ans, en tenté de concilier l’inconciliable : laisser la nature tranquille et exploiter la fréquentation touristique. »

Le lido de Sète à Marseillan

Trente kilomètres de littoral, et un plan à 55 M € pour un lido qui perdait 1 mètre de plage par an. Un cordon dunaire réhabilité grâce à la « recul stratégique » de la route littorale de plusieurs centaines de mètres, des géotubes sous-marins, la fin du « stationnement sauvage des camping-cars » ont été accomplis entre 2007 et 2021.

Là encore, la démarche a payé. Mais l’avenir pose inévitablement la question : « La grande question, c’est : on l’a fait pour combien de temps ? », Précise Yvon Iziquel, chef de service espaces naturels de Sète Agglopôle Méditerranée. C’est de l’adaptation, plus que de la lutte. En protection, on n’ira de toute façon pas plus loin. On a des populations en 1re ou en 2e ligne qui vont se retrouver avec les pieds dans l’eau dans quelques dizaines d’années : vu les délais administratifs, juridiques, financiers, il ne faut pas attendre, il faut agir, c’est une question de responsabilité. Aller voir des riverains en leur disant « la mer monte, il faut partir », on n’y pense pas. « 

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« Conscience que ça ne tiendra pas dans le temps »

Maire de Marseillan, Yves Michel a lui accueilli les élus audois sur les hauteurs du Mont Saint-Clair, à Sète. Ivvue impuers sur le couvercle qui est le Thau de la Méditerranée.

Un site aux enjeux environnementaux et économiques, entre activité viticole, avec le domaine de Listel, et le tourisme, avec les 60 000 touristes qui rallient Marseillan Plage l’été.

Logique donc d’avoir défendu les lieux, en profitant de l’inscription par l’Etat de Thau Agglo comme site pilote des Ateliers du territoire garantis à l’évolution du trait de côte.

Avec des questions: « On a conscience que ça ne tiendra pas dans le temps. Il faut faire preuve de résilience, et adapter les territoires à l’inévitable montée des eaux. Ça pose donc la question de l’aménagement à l’horizon 2050 -2100, mais aussi couvrir l’indemnisation sur les aspects financiers et psychologues. »

(SOURCE : L’INDÉPENDANT)

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