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Sète : un chalutier se mobilise « pour la survie »

Ils ont bloqué le port ce samedi matin 11 contre les nouvelles restrictions de jours de pêche prévues pour 2022 et au-delà.

Ce n’était pas génial. En effet le port a été bloqué, ce samedi 11 dans la matinée, au niveau de la capitainerie. Cependant, les navires, arrivés en ordre dispersé, ont été regroupés sur les lieux peu après 9 heures du matin. Il y avait une dizaine de chalutiers et d’épaves, et les nouvelles mesures étaient principalement liées aux nouvelles mesures de restriction des jours de pêche, en plus de celles déjà décrétées en 2020 et 2021, comme le prévoit le plan West-Med exigé par l’Europe en 2022 : moins 7,5%. Et jusqu’à 30 % des quotas de récolte d’ici 2025, afin de protéger des espèces comme le merlu et le rouget notamment.

De 183 à 167 jours d’activité

Mais assez c’est assez. La colère et la déception étaient manifestes ce samedi sur le quai de la capitainerie. Comme il se doit dans tous les autres ports d’Ocitanie en cette journée d’activité régionale. Les détails sont simples. Déjà limités à 183 jours de pêche cette année, les chaluts ne devraient pas pouvoir lever l’ancre pendant 167 jours l’année prochaine. Bien que le seuil de rentabilité précédemment envisagé de la carrière précédente, 177 jours, soit passé à 209, en raison de la forte hausse du prix du gazole (de 0,30 centimètre à 0,70). Et l’expansion des zones de non-pêche peut augmenter avec les projets de parcs éoliens.

Une équation insoluble pour les 58 chalutiers restants en Méditerranée française, dont une quinzaine de navires sétois. « Cette année, j’ai déjà perdu 50 jours, j’ai dû rejoindre deux marins, explique Bernard Di Maio, un chalutier industriel. J’attends toujours de l’aide. On nous demande de payer l’impact de la pollution des fuites de les débouchés en mer réduisent le plancton, et donc la taille des poissons, et on nous accuse de surpêche ! L’année prochaine, je ne sais pas comment y parvenir. Ils veulent nous tuer. Notre survie en jeu ».

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« Il nous faut une volonté politique »

La situation est grave. Ce samedi, c’était l’union sacrée, incarnée par des représentants des thoniers porte-monnaie (à l’origine Jean-Marie Avallone), des palangriers, des petits métiers, ainsi qu’André Lubrano, autour de Raphaël Scannapieco, le prud’homme major. Compte tenu de l’importance économique de la pêche locale, évaluée à 700 emplois directs et indirects. Il propose un plan de 2 à 3 millions par an qui, avec les sorties de flotte, permettrait d’ajouter un pot commun de jours de pêche aux chalutiers restants, permettant de protéger les activités, et de contribuer à la décarbonation de la flotte. équipés de moteurs qui consomment beaucoup moins de diesel. « Il faut une volonté politique. Si rien n’est fait, la population n’aura plus le choix entre le poisson frais et le poisson d’élevage chargé d’antibiotiques.

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