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Sète : préavis de grève CGT chez Nicollin, les négociations se poursuivent

Le dialogue entre la direction du groupe Nicollin Sète Environnement et la CGT se poursuit ce mercredi 27 juillet.

Mardi 26 juillet, fin d’après-midi. Au moment d’écrire ces lignes, les négociations entre les représentants du personnel CGT et la direction du groupe Nicollin Sète Environnement (NSE), entamées en début de semaine, sont toujours en cours. Il ne restait « qu’un seul point bloquant pour sortir du conflit, celui qui concerne les primes », comme le précise Arnaud Jean, secrétaire de l’Union locale CGT de Sète et du bassin de Thau.

Gestion des déchets

L’obstacle de la prime, s’il était levé, pourrait donc faire aboutir les discussions entre les deux parties. De nouvelles rencontres sont prévénées au siège de la société de collecte des déchets, ce mercredi 27 juillet. En cas de blocage persistant, le préavis de grève illimitée, brandi par la centrale syndicale, à compter du jeudi 28 juillet à minuit, deviendra effectif. À ce moment-là, le travail de ramassage des ordures, de nettoyage et d’entretien de l’espace urbain assuré par l’entreprise Nicollin, risquerait de ne plus être assuré.

Avant d’enviseur une telle échec et ses conséquences, et de demander à Laurence Magne vice-présidente de l’Agglo de Sète en charge de la gestion des déchets, ce qu’elle en pense (lire enfraud), revenons sur les origines de ce mouvement de mécontentement.

Le point de vue de l’Agglo

« Je suis, nous sommes confiants à l’Agglo dans la capacité du groupe Nicollin à résoudre cette crise. Ils ont toujours su le faire, je ne suis donc pas vraiment inquiet sur une sortie de conflit satisfactore pour tout le monde », a-t-il déclaré le mardi 26 juillet, Laurence Magne, vice-présidente de USA (Sète Agglopôle méditerranée) en charge du traitement des déchets. Cette dernière ajoutant : « Nicollin est un très bon service provider. Ils sont sérieux dans ce qu’ils font. A tel point que je n’arrive pas à envisager une interruption de service qui concerne Sète et tout le sud de l’Agglo » .

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Jeudi 21 juillet, à la suite d’une assemblée générale des salariés de NSE et du syndicat CGT NSE, le syndicat avait décidé de déposer un préavis de grève illimitée (lire ci-avant). D’après Arnaud Jean, ce préavis est le fruit d’une « colère qui gronde depuis un certain temps ». « Au moment où l’Agglo et Sète ont attribué la DSP (Délégation de service public) à Nicollin, sur un peu vendu du rêve aux salariés. Ces derniers ont intégré NSE sans les mêmes niveaux de salaires que ceux de la maison mère SMN Nicollin ni les mêmes conditions de travail », précisait le délégué CGT qui pour illustrer ses propos affirmait qu’à « Sète, les mûreurs sont seuls alors qu’ailleurs, ils sont deux ».

La négociation va dans le bon sens

En conséquence, la CGT revendiquait par communiqué : « Une augmentation générale des salaires pour tous les agents, une revalorisation des barèmes et salaires de tous les agents NSE, des embauches en CDI pour couvrir la charge de travail et l’amélioration des conditions de travail » .

Du côté du groupe Nicollin, discret sur la teneur des négociations, on rappelle que « les salaires de la branche ont pris environ 3%, depuis le début de l’année 2022 » et qu’une « nouvelle augmentation de 3% », a décidé récemment, devrait être effectif « à partir du 1er août, pour les salariés de NSE ».

Négociation

Pour savoir si ces annonces font partie des éléments qui potrentient permettre aux deux interlocuteurs de « sortir par le haut », comme dit l’espoir le secrétaire de l’Union locale CGT de Sète, il faudra attendre le résultat des discussions de ce mercredi. Toujours est-il que la CGT, par la voix d’Arnaud Jean, se dit « constructive » et pense que « la négociation va dans le bon sens », mais précise que la « balle est dans le camp de Nicollin ».

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