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Sète : « La Vigie, c’est toute une époque ! »

Il est des lieux comme celui-là qui marquent leur temps et la vie de celles et ceux qui les ont produits.

« C’est en lisant l’article sur la plage du Kursaal dans Midi Libre que je me suis dit que cela serait bien de parler aussi de La Vigie », expliquait récemment Sétois Francis Delmas accompagné de son compère Jean-Louis Zardoni, nostalgique lui aussi de ce « lieu mythique », aujourd’hui disparu (1) où ils admettent avoir « passé du bon temps ». L’établissement, qui faisait bar, restaurant et dancing, accueillait également des concerts. Réalisé par Gaby Torrent, La Vigie se trouvaite au-dessus de la plage du même nom. Doté d’une grande terrasse, orientée face à la Méditerranée, le lieu disposait d’un escalier d’accès direct à la mer. Tant et si bien que souvent les soirées se terminaient sur la plage.

C’était un peu notre Olympia

À la mode, dès les années d’immédiate après-guerre – le grand batteur sétois Mac-Kac s’y est produit en 1946 – jusqu’aux années 70, La Vigie a marque son temps. « Pour nous, c’était un peu notre Olympia. On y croisait toutes les vedettes de l’époque comme Brigitte Bardot, Johnny Hallyday avec Sylvie Vartan, Sacha Distel. Il y avait aussi Marcel Amont, Annie Cordy, qui y mettà l’ ambiance, et même le chanteur Luis Mariano. À l’époque il y avait le festival des cheminots place Stalingrad. Les artistes qui s’y produisaient finissaient souvent leur soirée à La Vigie », raconte Jean-Louis Zardoni, batteur de jazz et élève de Mac-Kac.

Jean-Louis Zardoni et Francis Delmas ont connu la belle époque de La Vigie.
Midi Libre – Vincent Lacour

« La Vigie, c’est toute une époque. Dans les années 70, j’avais été engagé par Gaby, le propriétaire, avec le Quintet du rythme, le groupe auquel j’appartenais. Ça a duré trois ans. Trois années de bonheur Durant les séquences j’ai pu faire le bœuf avec des pointures comme par exemple Claude Luter (clarinette, saxo) ou Stéphane Grappelli (violoniste de Django Reinhardt NDLR) » se rappelle le batteur.

« Quand on rentrait, il y avait le bar et le restaurant et puis dans le prolongement, la grande terrasse. L’ambiance était très relaxe, précise Francis Delmas qui ajoute que La Vigie était l’établissement le plus élégant de la Corniche ». Mais les meilleures choses ont une fin. Enfin, La Vigie ferma définitivement ses portes au début des années 70. Souvenirs, souvenirs…

(1) Le bâtiment La Vigie, qui se trouve au numéro 1 de la rue de Savoie a été construit en lieu et place de l’établissement La Vigie, en 82.

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