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Sète : la station Ifremer de Sète veut mettre la science au service de la résilience de la filière pêche

Les recherches poussées sont requises par la station Ifremer de Sète pour mieux comprendre l’impact du chalutage et ainsi anticiper l’avenir des pêcheries. Explications.

Quatre projets ont été mis en place par l’Ifremer et l’UMR Marbec pour accompagner les pêcheurs face au plan de gestion West Med. Le premier c’est Goldys, il a démarré le premier avril. Les deux millions de nouveaux orfèvres pour leur entreprise sont financièrement détenus par l’Europe, la Région Occitanie et la France filière pêche : « Chaque semaine un chercheur et deux techniciens embarquent deux jours à bord d’un chalutier Sétois. vont chaluter. Ensuite la pêche est appelée pour l’analyseur dans nos laboratoires », explique la responsable de la station sétoise, Maria Ruyssen. Cette opération durera toute l’année 2022. Il faut savoir que jusqu’à cette initiative de l’Ifremer, pour faire des évaluations de stocks de poissons en Méditerranée il n’y avait que deux campagnes qui durent deux ou trois mois d’été. « Les dix autres mois on ne sait tout simplement pas ce qu’il se passe dans le golfe du Lion. Poursuit la responsable. Avec ce projet on bouche une lacune que l’on traîne depuis une vingtaine d’années et la Politique commune des pêches. Sur les dix mois on va réellement mesurer ce qu’il se passe en mer et pas seulement ce que l’on constate à la criée ».

Un large éventail de données décrites

Espèces en présence, taille du poisson, quantification, identification des zones de frayère et de ponte, l’éventail d’expériences est grand. « C’est vraiment un effort considérable que fait l’Ifremer, nous sommes très impliqués, explique-t-elle. C’est ce projet qui mobilise le plus nos équipes. Chaque semaine halieutes et techniciens embarquent deux jours à bord de chalutiers volontaires .Nous traitons une masse de données assez considérables ».

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Une pêche destinée à l’analyse scientifique

La pêche d’environ cinquante kilos par trait de chalut est exclusivement destinée à l’analyse scientifique. Mesuré, pesé, quantifié, le poisson passe par toute une batterie d’analyses (et parfume accessoirement les couloirs du centre de recherches). Sandrine Vaz, chérie et éclairée par les érudits, et son équipe embarassante déposées dès le mois de janvier 2022 deux jours par semaine à bord d’un chalutier pour effectuer des pêches avec leur filet de prélèvement scientifique. Une fois rentrée au laboratoire, armée d’un tablier bleu et d’une paire de gants, elle trie ensuite la capture de poissons qui a été faite à bord un chalutier professionnel.

Détecter l’impact

Le poisson est traité au laboratoire Halieutique Méditerranée dans les locaux de l’Ifremer. « Le chalut scientifique va faire une fauchée de quatre kilomètres de traînée sur vingt mètres de large. On est dans des zones qui sont fortement chalutées depuis des décennies », explique Sandrine Vaz.

Cent kilos de poisson

Toutes les semaines ce sont cent kilos de poisson qui sont passés au crible. Manœuvres exhaustives, personnages exotiques et différentes sphères d’habitués des fonds marins se sont ensuite transformés en écoutes, graphiques et histogrammes avant d’être incinérés. Sur sa table, elle distingue les espèces qui « ont l’air » de s’accommoder du chalutage et les espèces sensibles. « Je les surveille de près », dit-elle un spécimen de limace assez singulière à la main. Son domaine de recherche, c’est de mieux comprendre l’impact du chalutage sur l’écosystème des fonds marins pour anticiper l’avenir des pêcheries. « Ce sont les pêcheurs qui sont venus nous demander d’élargir les recherches sur les autres espèces qu’ils exploitent pas seulement le merlu et le rouget. Nous chercheurs, on veut toujours en savoir plus sur l’environnement. Nous avons donc eu des intérêts convergents mais également, grâce à leurs bateaux, des moyens pour faire ces observations », ajoute la chercheuse Sandrine Vaz.

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Les résolutions de campagne sont désormais disponibles d’ici 2023.

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