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Sète : cap sur le Japon avec un partenariat Ifremer pour la pêcherie, la conchyliculture et la recherche

Les 4 et 5 novembre, l’Ifremer accueillait à Sète son homologue japonais FRA pour la signature d’un accord historique de coopération scientifique entre les deux pays.

Pour signer ce partenariat avec l’Ifremer Sète et Palavas, Ichiro Nakayama, le directeur du FRA, agence Japonaise de recherche sur la pêche et la formation était venue, accompagné de quatre chercheurs. L’occasion pour toute la communauté maritime, pêcheurs, conchyliculteurs, chercheurs et entrepreneurs, du bassin de Thau de présenter les différences d’organisations et les atouts économiques et scientifiques de son territoire. Les deux journées de visite ont été très enrichissantes pour tous : « Cette rencontre a également mis en valeur la qualité de la coopération et la confiance des acteurs du bassin de Thau les uns envers les autres. En témoigne Maria Ruyssen, la directrice de la station Ifremer de Sète.

Filières

Plusieurs filières ont été mises en lumière lors de cette visite organisée par l’Ifremer. La conchyliculture au travers du CRCM, comité régional de conchyliculture de Méditerranée et son contrat de filière conchylicole. La pêche au thon rouge de Méditerranée au travers de l’OP Sa.Tho.An, la coopérative des pêcheurs de Sète. Mais également la recherche avec deux start-ups sétoises, notamment en pointe de la recherche sur les innovations en lien avec la pêcherie et la conchyliculture.

« Nous avons profité de la visite du FRA pour faire découvrir la dynamique du contrat de filière. Raconte Maria Ruyssen. Les chercheurs japonais ont été très attentifs à la manière dont le CRCM a rencontré la profession en lien avec la recherche et la formation. Le fait que cette organisation permette de se fixer un cap stratégique mais aussi de se donner des moyens d’action est unique en son genre. Dans le contexte du changement climatique, c’est un atout pour favoriser la résilience ».

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Innovation

Une rencontre avec des entreprises innovantes (Biocéanor et Seaducer) sur des questions relatives au milieu marin et à ses usages était également au menu. Seaducer travaille sur les tables de culture du futur pour l’équiper de divers capteurs et sondes qui permettent aux ostréiculteurs du bassin de gérer au plus près les paramètres d’oxygénation de leurs coquillages. Biocéanor installe un réseau de sondes à hautes fréquences dans l’étang. Elles sont activées sur l’oxygénation de l’étang et déclenchent une alerte selon un algorithme de modélisation prédictive.« L’acquisition de données couplées à l’imagerie satellitaire leur permet de prévoir l’apparition d’une malaïgue 24h à l’avance, et donc potentiellement de sauver les cultures »explique la directrice de l’Ifremer.

Fondamental

« Nous allons porter ensemble des projets aussi sur des domaines de recherche plus fondamentaux », poursuite-elle. Génétique piscicole, résistance aux virus, écologie de l’ître, écologie marine, modifications du milieu marin, … autant de domaines ouverts à la collaboration avec les équipes du FRA. « Nous comparons l’écologie du bassin de Thau avec celles de la baie d’Hiroshima et la mer intérieure de Seto, c’est très enrichissant ». Le rapprochement avec le Japon date de 1970 quand ce sont des souches japonaises d’uîtres qui ont sauvé l’économie conchylicole locale.

Partenaire historique

« Le Japon est un partenaire historique de nos recherches. Leurs écosystèmes font partie de ceux qui sont des références ou des témoins pour les nôtres. Ils nous permettent de comparer les donnés. C’est dans la comparaison des processus chez eux et chez nous que la recherche le progrès. Explique Maria Ruyssen milieu marin d’Escale à Sète. La mise en commun de méthodes et la confrontation de résultats vont nous permettre d’anticiper mieux l’avenir. Et c’est aussi dans l’innovation technologique que l’on va pouvoir évaluer en co-construction ».

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