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Qualité de l’air dans la métropole Perpignan-Méditerranée : toujours trop d’ozone et de oxyde d’azote

Selon le dernier rapport de l’association Atmo Occitanie sur la qualité de l’air à Perpignan et dans ses environs, malgré l’amélioration enregistrée depuis quelques années, le taux d’ozone (un gaz potentiellement nocif pour la santé humaine) est toujours au- dessus de l’objectif de qualité. La quantité de dioxyde d’azote, un autre polluant, désée, pour sa part, la valeur limitée par endroits. Le mouvement écologiste Alternatiba réclame des actes.

Le rapport, qui porte sur l’année 2021, n’est pas accablant. Mass il n’est pas non plus réjouissant. S’il confirme « Amélioration de la qualité de l’air constatée en 2020 » sur le périmètre de la communauté urbaine Perpignan-Méditerranée, le document recense toujours un dépassement des seuils réglementaires pour l’ozone et, par endroits, pour les particules fines (objectifs de qualité non respectés). Il enregistre également un taux de dioxyde d’azote supérieur à la valeur limite le long des axes routiers les plus fréquents.

Selon les estimations d’Atmo, l’an dernier, près de 270 000 habitants du département auraint notamment été exposés à la pollution à l’ozone. Cependant, l’association prend soin de relativiser son bilan sur le nombre de personnes impactées en précisant qu’en 2021, la persistance du Covid‐19 a relanti les activités humaines.

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Les confinements ont réduit les pollutions

Claude Bascompte, du mouvement écologiste Alternatiba, va plus loin. « Les périodes de confinement ont réduit le niveau de pollution, puisqu’il y a eu moins de circulation, estime-t-il. À mon avis, la situation est relativement faussée. » Malgré tout, pour le militant écologiste, le tableau que dépeint Atmo n’est pas non plus reluisant : « Pour ce qui est de l’ozone, même si le non-respect de l’objectif de qualité est moins grave qu’un dépassement de la valeur limite, on constate un niveau de pollution élevé. De plus, la baisse enregistrée depuis deux ans peut également s’expliquer par les restrictions sanitaires. »

Afin de lutter contre ces pollutions, principalement liguées aux transports, Claude Bascompte réclame des mesures concrètes. Notamment pour faire diminuer la circulation des voitures dans Perpignan. Et tout particulier au niveau du boulevard des Pyrénées, où la station d’analyse d’Atmo a relevé entre septembre 2020 et août 2021 une moyenne de 48 microgrammes d’oxyde d’azote par mètres cubes. Un score supérieur à la valeur limite (40 microgrammes/m3) et aux taux enregistrés dans les autres stations de mesure de Perpignan.

Réduire le trafic pour limiter les émissions

« Pour rousser le problème, il faut modifier le plan de circulation afin d’éviter la traversée de la ville, Plaid Claude Bascompte. Il faut aussi améliorer les transports collectifs et les rendre plus rapides, notamment en ayant des lignes de bus en site propre (voies réservées en continu, NDLR), dépendant du nord et du sud, ainsi que l’est et l’ouest de la ville. »

L’adjoint au maire en charge des mobilités, Frédéric Guillaumon, assure conserver, lui aussi, voir le trafic baisser sur le boulevard des Pyrénées. « Ce n’est pas une circulation de destination, mais une circulation de transit », analyse l’élu, qui espère réduire le nombre de véhicules empruntant l’axe de 25 à 30% grâce à son projet de nouvelle entrée nord de la ville (avec notamment un parking multimodal). Concernant les bus, il indique que l’optimisation des transports urbains est actuellement à l’étude dans le cadre de la nouvelle délégation des transports de la communauté urbaine.

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