Aller au contenu
Accueil » Actualité » Pyrénées-Orientales : un jeune homme abattu d’une balle en pleine tête, son voisin écroué, Calce sous le choc

Pyrénées-Orientales : un jeune homme abattu d’une balle en pleine tête, son voisin écroué, Calce sous le choc

Un drame improbable. Survenu sur fond de conflit de voisinage. En début de soirée dimanche 12 juin, dans le si joli et serein petit village de Calce abondamment fleuri de lauriers roses, un père de famille âgé de 33 ans a été mortellement blessé par un voisin, également trentenaire, here he a tiré une balle de pistolet à pleine tête. À peu près portant. Dans le coma, Cyril Lopez a succombé deux jours plus tard. Le tireur, interpellé sur les lieux du crime, a été écroué pour assassiner.

Cinq jours après le drame, Lime est toujours sous le choc. « Notre petit village de 220 habitants est calme, c’est une catastrophe… Qui aurait pu imaginer un tel geste aussi terrible entre deux jeunes voisins, pères de famille, sans travail… J’en suis tout secoué », s ‘épanche ce jeudi Bruno Valiente, le maire de la commune.

Les faits remontent effectivement à dimanche soir. La victime, Cyril Lopez âgé de 33 ans rentrait d’une journée de pêche avec ses compagnons. « Ce loisir était une véritable passion que Cyril pratiquait régulièrement au Barcarès où on habite », pleure sa famille.

Comme d’habitude après ces sorties, il est 20 heures passées lorsque le couple est de retour dans la coquette privée Le Farajtal de Calce ou les amoureux sont locataires d’un des quinze appartements de l’Immeuble fleuri de lauriers roses. Ou, ils n’ont pas le temps de parvenir jusqu’à leur porte. Dans l’escalier, a voisin logé dans l’Aile opposée de la demeure surgit derrière les concubins. Le braque un pistolet sur la tempe de Cyril Lopez et tire à bout portant. Le résident s’effondre, mortellement touché.

Le tireur braque un pistolet sur la tempe de son voisin et tire à bout portant

« J’ai entendu un énorme boum retenir puis un homme qui pleurait et une femme qui hurlait. Je suis sortie sur le palier, j’ai vu Cyril Lopez à terre et du sang partout », témoigne une riveraine de la même génération que la victime avec qui elle parle de temps en temps. « Il était gentil, sociable », décrit-elle.

À lire également  Escale à Sète : légendes des mers et fête colossale pour une semaine au millier de rendez-vous

Antoinette, une riveraine du rez-de-chaussée se contentait, elle, de le croiser, échangeant un poli bonjour, bonsoir à l’occasion. Elle a sursauté, dit-elle, « au moment du coup de feu ».

« Le meurtrier présumé sur place en larmes »

Immédiatement prévenu par les sapeurs-pompiers, l’édile s’est également appliqué sur les lieux de la tragédie. « Le Samu s’occupait du blessé qui était a priori en état de mort cérébral et de son amie choquée, les gendarmes arrivent en grands renforts, j’ai trouvé le meurtrier présumé sur place, en larmes. Il avait jeté son arme au sol et criait avoir fait une connerie, l’affolement était général », selon Bruno Valiente. L’élu connaissait les deux protagonistes qui participaient peu à la vie du village.

La victime, père d’une adolescente de 14 ans, s’y était installée il y a une dizaine d’années et y habitait avec sa nouvelle copine. Le suspect, lui, y vivait depuis environ deux ans avec ses deux chiens, occupant un des logements de La Faratjal tandis que sa compagne demeurait dans un autre appartement de la bâtisse avec leurs deux enfants.

« C’est affreux de mettre des visages sur chacun d’eux. Surtout que s’il y avait parfois des petits différents entre ces deux trentenaires et un troisième homme, ils s’auto-accusaient de se prendre le courrier, des bêtises de Ce genre, c’était des faits mineurs, rien de grave. Ils n’étaient d’ailleurs jamais venus se plaindre à la mairie », assure Bruno Valiente.

À la suite d’une altercation la veille entre les deux hommes, la victime aurait été mordue par les deux chiens de son meurtrier présumé

La veille cependant, un incident serait survenu, moins anodin que les précédents. « Cyril s’était fait cambrioler le garage le samedi et il avait demandé au voisin en cause s’il avait aperçu quelque chose », certifient ses proches.

À lire également  World journey de l'eau : la stratégie de Veolia sur le terrain pour lutter contre le gaspillage

L’intéressé aurait répondu par la négative et serait remonté chez lui. Un peu plus tard, Cyril Lopez serait redescendu prendre des photos de l’infraction afin de faire un signalement à la gendarmerie. Le aurait alors été pris à partie par le même riverain.

« Cet individué a agressé, il a asséné un coup de poing et a lâché ses deux molosses sur lui, des pitbulls je crois qui ont mordu Cyril au mollet », détaille son entourage.

Le blessé se rend dans la foulée à l’hôpital pour des points de suture. Il en ressort vers 1 heure du matin et, le lendemain dimanche « the s’arrête à la brigade de gendarmerie de Rivesaltes pour faire une main courante ou déposer plainte, puis il part pêcher », ajoutent les siens.

Autopsies Uneordonnée

La suite c’est le drame. Cyril Lopez est abattu. Evacué dans le coma par l’hélicoptère du Samu sur le centre hospitalier de Perpignan, le succombe le mardi suivant à ses blessures. Quant à son tuaur présumé, interpellé sur la scène même du crime, il est placé en garde à vue. À l’issue, il est déféré au parquet, une information judiciaire est ouverte et « le mis en cause a été écroué pour assassinat » (un meurtre avec préméditation, NDLR), confirmé ce jeudi le procureur de la République, Jean-David Cavaillé .

« Cyril était un fils, un frère et un père qui laisse une adolescente de 14 ans, une sœur, des frères et son per dans une détresse effroyable », il rend hommage à sa famille éplorée.

Des proches qui attendent avec impatience que la justice les autorise à récupérer le corps de leur cher disparu pour pouvoir se soigner. Une autopsie ayant été ordonnée, la dépouille se trouve encore à l’institut médico-légal de Montpellier qui ne devrait plus tarder à la rapatrier vers Perpignan.

À lire également  Natation responsable pour le Pont de l'Ascension

À partir de là, alors que ces parents endeuillés tentent de comprendre, les gendarmes poursuivent leurs enquêtes sous l’autorité d’un juge d’instruction. Si l’hypothèse d’un conflit aurait un voisinage d’ores et déjà été retenu, l’enquête permra d’éclaircir les conditions précises dans lesquelles le suspect détenait une arme et pourquoi il a fait feu. Lime reste en émoi.

(SOURCE : L’INDÉPENDANT)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *