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Poursuites judiciaires et « graves manquements »: le bilan accablant des inspections adaptées à l’IHU de Didier Raoult

Mercure 27 avril, l’Agence nationale de sécurité dudicament (ANSM) a publié ce mercredi 27 avril ses rapports finaux de son inspection à l’Institut hospitalier universitaire (IHU) de Marseille, dirigé par le professeur Didier Raoult. De « graves manquements » concernant des essais cliniques réalisés avant la pandémie ont été signalés et la justice a été saisie.

Des essais cliniques potentiellement frauduleux. Le plan méningite, « suite à des signalements », par l’ANSM, a pris en charge l’IHU Méditerranée Infection par Didier Raoult. « Les règles éthiques n’ont pas été systématiquement respectées, ne permettant pas d’assurer la protection des personnes à un niveau suffisant », résume-t-elle dans un communiqué.

« L’inspection révèle de graves manquements et non-conformités à la réglementation des recherches impliquant la personne humaine (RIPH), notamment sur le plan éthique », poursuit-elle. Avant d’indiquer avoir saisi une nouvelle fois « la procureure de la République de Marseille au titre de l’article 40 du code de procédure pénale » et engager « des poursuites administratives ».

Envoi d’un document falsifié

Pour rappel, l’Agence nationale de sécurité du médicament avait déjà saisi la justice en 2021 après les révélations de Médiapart sur une « expérimentation sauvage contre la tuberculose, provoquant chez plusieurs patients, dont un mineur, de graves complications ».

Cette fois, l’ANSM reproche à l’IHU « la mise en œuvre de recherches en l’absence d’avis favorable préalable d’un comité de protection des personnes ». Elle l’accuse également de lui avoir fourni « un document falsifié concernant un avis du comité d’éthique interne » en amont de l’inspection.

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