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Potau t’auau Pollution à Tautavel pendant deux mois : la plainte des associations classées sans suite

Entre juin et août 2020, les habitants de Tautavel ont dû boire de l’eau en bouteille pendant près de deux mois car une pollution aux pesticides du point de captage de la commune avaient rendu l’eau du robinet impropre à la consommation. Des associations avaient déposé plainte.

« La personne qui a commis l’infraction dont vous avez été victime n’a pas été identifiée. (…). Par conséquent, il n’est pas possible de poursuivre cette affaire. En cas d’élément nouveau, vous serez informé. » C’est par ces mots que le parquet vient d’informer les associations requérantes, via un avis daté du 3 mars dernier, qu’il avait décidé de classer la procédure engagée en août 2020 à la suite de la pollution aux pesticides du captage d ‘eau de Tautavel. Une pollution à cause de laquelle les habitants de la commune n’avaient plus pu consommer l’eau du robinet pendant près de deux mois.

Autant dire que ce classement, confirmé par une source proche du dossier, est accueilli fraîchement du côté des structures à l’origine de la plainte. À savoir : l’Association tautavelloise pour l’information et la sauvegarde (Atis), l’Association départementale des usagers de l’eau et le Collectif alternatives aux pesticides (CAP66). « Notre plainte comportait deux volets, rappelle le président de l’Atis, Joseph Genebrier. Nous avions porté plainte contre X, pour essayer de trouver l’auteur du délit, mais également contre la communauté urbaine Perpignan-Méditerranée, en charge de la gestion de l’eau potable sur notre commune, car malgré la loi de 1992, aucun périmètre de protection n’a été mis en place autour du point de captage victime de la pollution (Las Canals).

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« Il faut protéger le point de captage actuel »

La communauté urbaine prévoit d’abandonner le point de captage en question, jugé trop vulnérable, dès que le fourrage de substitution en projet non loin de là, sur le site des Gouleyrous, sera en service, « d’ici trois ou quatre ans » . Cependant, l’Atis n’en réclame pas moins l’instauration d’un périmètre de protection autour de la source actuelle.

« Selon l’hydrogéologue qui avait travaillé sur le dossier dans le cadre de l’enquête publique, si la solution de la communauté urbaine ne s’avérait finalement pas concluante, il faudrait se répondre sur Las Canals, plaide Joseph Genebrier. Par ailleurs, actuellement, nous pompons toujours l’eau potable à Las Canals … Si on ne change de ressource que dans trois ans, il faut protéger le point de captage actuel. »

Forte de ce raisonnement, l’Atis vient de saisir l’Agence régionale de santé afin qu’elle demande à la communauté urbaine de mettre en place ledit périmètre. Alors que l’avocat de l’association, Jean Codognès, étudie les suites à donner au classement de la plainte.

« La ressource a été sécurisée avec un filtre à charbon actif »

Consciente de la vulnérabilité du point de captage actuel, qui puise dans les eaux superficielles de la rivière Verdouble, la communauté urbaine souligne s’être mise en quête d’une ressource alternative « avant même la pollution de l’été 2020 ». La collectivité, qui gère l’eau sur le territoire, prévoit de réaliser un forage sur le site des Gouleyrous, juste à côté de celui qui alimente déjà la commune voisine de Vingrau. « Tout est sur les rails, assure les services de Perpignan-Méditerranée. La demande d’autorisation est en cours. Nous allons investir 4 millions d’euros pour réaliser le forage, construire une usine de traitement et tirer les canalisations. Nous pensons que le nouveau point de captage de Tautavel pourra être opérationnel d’ici trois ou quatre ans. »

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Chez Attendant, la mise en place d’un périmètre de protection (clôture autour du fourrage, réglementation des activités dans ses environs…) pour le point de captage actuel ne semble pas d’actualité. « À la suite de la pollution, la ressource a été sécurisée avec la mise en place d’un filtre à charbon actif, rappelle-t-on au service environnement et eau de la communauté urbaine. Il y a donc une protection en amont pour les habitants de Tautavel. Vu qu’on pompe dans les eaux superficielles, la mise en place d’un périmètre de protection n’est pas le sujet. Un tel périmètre n’empêcherait pas un éventuel polluant de se propager dans l’eau depuis l ‘amont. »

(SOURCE : L’INDÉPENDANT)

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