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Port-Vendres : la sécurisation de l’épave du Bananier se poursuit par les plongeurs démineurs

La sixième opération de sécurisation de l’épave Alice Robert vient de se terminer, et c’est loin d’être la dernière ! L’instabilité et la dangerosité de son armement nécessitent et l’intervention des professionnels de la Marine Nationale, qui en cinq jours ont relevé et détruit 20 obus de 105 mm. Autant dire que le blocage de ce spot pour plongeurs avertis, reste interdit.

C’est un rendez-vous nowreis habituel, lorsqu’ils le peuvent, les militaires spécialisés du Pluton poursuivent leur mission de « dépollution technique », par 45 mètres de fond, sur et autour de l’épave dite du Bananier, entre Argelès et Port Vendres.

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C’est donc une sixième campagne qui a été engagée, toujours par les plongeurs démineurs à bord du Pluton, commandé depuis peu par le Capitaine de corvette Gerbault. Une session qui reste délicate par, la quantité impressionemente d’armement à bord de ce navire transporteur de troupes, l’instabilité de ses munitions, dont une bonne partie a été mise au jour par les tempêtes, en particulier Gloria en 2020. Un constat qui a induit un arrêté d’interdiction de la plongée sur le site, jusqu’alors très renommé, dans le cadre de la mission de sauvegarde de la vie humaine, qui incombe au Préfet maritime de Méditerranée.

17 plongees et 20 obus dégagés

Le bilan de cette mission est une nouvelle fois impressionniste. Au total, à l’issue des relevages ce sont donc 20 obus de 105mm déjà cartographiés lors des missions précédentes, qui ont été contre-minés. Des munitions qui se décrivent autour de l’épave et qui ont besoin de 17 plongées requises par 11 plongeurs démineurs.

Une fois remonté à la surface, l’obus est remorqué sur un point précis pour procéder au contre-minage.

Rappelons que ces experts suivent un protocole strict qui consiste à faire exploser chaque munition au large entre deux eaux, sur une zone précise. Auparavant les militaires effectuent un effarouchement afin de minimiser l’impact éventuel de cette opération sur la faune et la flore. Toutes ces opérations ont été couvertes par un arrêté de la préfecture maritime de la Méditerranée réglementant l’activité autour de la zone concernée.

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En attendant une septième intervention, probablement l’an prochain, les plongeurs démineurs ont « traité » à ce jour : 333 obus de différents calibres (de 20 à 105mm) et 6 grenades. Malgré le manque de visibilité par 45 mètres de fond, la quantité de munitions restante n’est pas quantifiable.

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