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Perpignan : Ouvertement hostile au Rassemblement national, le festival Filaf tire le rideau

Le festival, lancé par Sébastien Planas en 2011 pour mettre en lumière livres d’art et films, s’achève brutalement après onze numéros.

« Tourner la pageSans explication, Sébastien Planas, créateur et directeur du Festival international du livre d’art et du film (FILAF), confirme la fin de la manifestation culturelle de Perpignan qui se déroule depuis 2011 sur une semaine en juin.

Après avoir exposé des œuvres de David Lynch, après avoir laissé entrer l’écrivain Michel Houellebecq, après que Daniel Buren a posé ses valises à Perpignan, la Funenaria a ouvert pour les œuvres de Pierre et Gilles, il a ajouté présentées par Jean-Michel Alberoa et Sophie. Calle, le Filaf tire le rideau. Dans son numéro du 19 janvier, le Quotidien de l’Art a recueilli le ressenti de Sébastien Planas qui affirme que l’arrêt du festival n’est pas lié à l’arrivée du Rassemblement national à la tête de la Ville. « Nous préférons arrêter un festival qui fonctionne plutôt qu’un festival qui ne fonctionne plus, et se termine joyeusement. Cela a été très difficile pour nous en tant qu’association, non soutenue par une institution, animée par des bénévoles, sur la durée. ».

La mairie de Perpignan regrette cet arrêt

N’étant pas élitiste mais inventant une expression culturelle inédite à l’échelle du territoire, le festival a abordé la crise du Covid-19 dans un contexte où le créateur de l’événement n’a jamais caché son hostilité au Rassemblement national. Il n’a pas voulu rencontrer les nouveaux élus à partir de juin 2020 et a refusé les subventions que la municipalité était prête à verser.

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« Je n’ai pas été prévenu de l’arrêt du festival », assistant culturel André Bonet détails. « C’est bien dommage car l’offre était unique en son genre. Nous avons eu une relation très étroite avec lui depuis que nous avons été élus. Je le regrette car le projet culturel qu’il porte était formidable. Mais aussi parce que je l’ai rencontré au lancement onze ans Il y a quelques années, et nous l’avons soutenu avec le Centre Méditerranée de Littérature (CML) que je dirigeais, ce festival unique en son genre au niveau national a permis d’illustrer le livre et le cinéma dans l’art contemporain..

Sur sa page Facebook ce mercredi 19 janvier, le festival est toujours aussi mystérieux sur les raisons de cette fin brutale, postant un court message de remerciement. « à tous les invités, à tous les partenaires et au staff. Merci d’avoir pu animer ce petit festival de folie pendant 11 ans. Adieu le FILAF ».

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