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Perpignan-Méditerranée Métropole : La gratuité des bus, ce ne sera pas pour demain

C’est une idée qui a longtemps été de mise au moment des élections locales. Rendre le transport en commun gratuit n’est plus vraiment à la mode. En tout cas, aujourd’hui, pour la communauté urbaine Perpignan-Méditerranée Métropole, c’est non.

En ce qui applique le transport collectif urbain, ce sont les collectivités organisatrices des transports (villes ou plus souvent agglomération ou communauté urbaine suivant le cas) qui ont la charge globale des investissements liés au transport, mais aussi celles de l’exploitation (salaires des chauffeurs, entretien des véhicules, carburant …). L’exploitation prophétisée dit étant attribuée, après un appel d’offres, à une société rémunérée pour son service. Les participants payeurs sont financés et traversés par le prix de leur facture. Mais pas partout. En France 37 villes sont passées à la gratuité totale ou partielle des transports en commun. « Si Colomiers a été la première ville à passer au tout gratuit dès 1971, explicite Arnaud Passalacqua Maître de conférences à l’Université Paris Diderot, et spécialiste de l’histoire de la mobilité dans les métropoles européennes, il y a eu plus récemment une nouvelle vague de bus gratuits en totalité ou en partie dans des villes comme Niort, Dunkerque ou encore Calais. Mais, cela paraît logique, si on supprime la billetterie dans le financement du service, cela représente suivant les cas entre 15% et 40% du budget général du service, il faut augmenter la participation des deux autres contriburs financiers, à savoir le versement et les subventions publiques. » Le « versement mobilité » est assuré par les entreprises de plus de 11 salariés, ce qui, suivant les territoires peut représenter une personne importante. Ce sont ensuite les subventions publiques qui abondent au budget. Le connaissement de Billetter est politiquement unique.

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« Nous n’avons pas les moyens de la gratuité »

« Pour la communauté urbaine Perpignan Méditerranéeassure Jean Charles Moriconi l’élu en charge du dossier des mobilités, lune gratuité des transports n’est pas à l’ordre du jour. La billetterie représente près de 20% du budget. Recevez le gratuit et touchez un contributif qui paye. Nous avons une politique ambieuse des transports, avec l’amélioration de la voirie qui a généré des économies de carburants, ce qui n’est pas anodin au moment où les factures de carburant de plus en plus élevés, et des salaires bien entendus. Nous n’avons pas à l’agglo les moyens de la gratuité des transports. Pour plus nous avons fait un effort conservateur dans le sens de plus de six mois, avec un prix unique de 90 euros annuels pour toutes vos localités dans la seconde moitié des projets de domiciliation. Voilà les efforts qui ont été faits. » La communauté urbaine consacre à la mobilité 298 millions d’euros sur 8 ans.

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