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Perpignan : l’enfer continue pour les résidents des Oiseaux logés dans les ruines d’un dépotoir, stigmates de cinq ans de trafic de drogue

Logés dans les ruines d’un dépotoir, stigmates de cinq terribles années gangrenées par la drogue, les habitants de la Résidence Les Oiseaux à Perpignan sont à bout. Si le trafic de drogue s’est déplacé, engagé en 2020 par l’Etat, la Communauté urbaine et la Ville de Perpignan, le plan de sauvegarde de la copropriété « est toujours au point mort » dénoncent locataires et propriétaires exaspérés.

Chassé depuis juin 2021 par les polices nationales et municipales en permanence à l’affût, le gang de dealers des Oiseaux a déplacé son nid dans la cité Diaz. Mais, il a laissé derrière lui un immense désespoir. Un total dévot pour reconstituer la peur perdue au quartier par la bande de voyous, durant cinq longues années.

Les treize immeubles qui abritent 150 logements sont « Dans un tel état de délabrement que les seuls nouveaux locataires qui acceptent de s’y installer sont des gens indésirables partout y compris dans le parc de l’Offfice HLM, car ils n’ont aucune référence obligatoire à la location. Mais surtout , ils ne respectent pas la vie en collectivité, rien. Ils jettent même toutes leurs poubelles par la fenêtre, c’est lamentable« , témoigne l’administrateur judiciaire de la résidence.

Le souci de l’ensemble immobilier, autrefois coquet et bien entretenu, c’est qu’il regroupe aujourd’hui des copropriétaires bailleurs humbles n’ayant plus les moyens de rénover leurs biens dévastés. « On ne peut pas leur en vouloir, ce n’est pas de leur faute, d’ailleurs un plan de sauvegarde a été décidé en 2020 pour leur venir en aide, mais les choses traînent en longueur « regrette le représentant des familles démunies.

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Avez-vous un certain nombre de 1 éruptions cutanées dans la semaine à venir ?

Financée par l’Etat, la Communauté urbaine Perpignan Méditerranée et la Ville de Perpignan, à hauteur de « Quelques millions d’euros »l’opération doit permettre la réhabilitation des bâtiments, le remplacement des portes, des boîtes aux lettres, des interphones, la réfection des halls d’entrée ainsi que des travaux de gros œuvre sur les structures, la réparation des infiltrations en terrasse toiture, la reprise des parkings … « Bref, tout ce qui a été détérioré en parties communes par les voyous », résume-t-il. Tout sauf le bâtiment numéro un, siège historique du « four », ancien supermarché de stups avec drive en prime, muré après un arrêté municipal d’insalubrité pris en 2018.

Cet immeuble situé en façade du boulevard Desnoyés devrait « être rasé », annonce des riverains. Rumeur ou réalité? « Le directeur du cabinet du Maire Louis Aliot, qui a été rénové dans le nouveau dernier, a pu assimiler les généraux des chaudronniers le 4 janvier 2022, et est très favorable au projet projeté », assure l’administrateur judiciaire. Il estime indispensable le démontage de l’édifice pour donner de la clarté à la résidence et éviter que « des gens mal intentionnés y recréent un point de deal à l’abri des regards ».

Ou, depuis trois mois « et alors que le plan de sauvegarde était en voie de finalisation nous at-on promis, plus de nouvelles « s’inquiète le syndic judiciaire qui a relancé cette semaine le préfet Etienne Stoskopf et le maire RN Louis Aliot. « La démolition du bâtiment n°1 est l’enjeu des semaines à venir. C’est le scénario que nous avons retenu, associé à une requalification de la voirie, mais il faut d’abord organiser le tour de table entre la Communauté urbaine , l’Etat et nous pour savoir qui paie quoi et qui indemnise les quinze copropriétaires concernés « soulève l’entourage de Louis Aliot, en confirmant l’urgence d’une réunion rapide avec les services de la préfecture.

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Des appartements mis à prix aux enchères entre 15 et 20 000 euros

D’ici là, les quelques trafiquants qui tentent un retour aux Oiseaux se font immédiatement couper les ailes. « La police municipale intervient 24 h sur 24, sept jours sur sept, sur le simple coup de téléphone d’un habitant, elle est d’une efficacité redoutable, le trafic ne peut pas revenir », atteste l’administrateur qui continue de vendre aux enchères les appartements des propriétaires débiteurs. Mon prix se situe entre 15 et 20 000 euros. « On est largement en dessous de la moyenne du prix du mètre carré à Perpignan, mais si le plan de sauvegarde fonctionne et que la résidence retrouve un peu de sa superbe, ils vont reprendre de la valeur. » Les Oiseaux en piaillent d’impatience.

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