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Perpignan : à la veille de la Marche des Fiertés, la municipalité rejette la demande de subvention de LGBT+ 66

Alors que la Marche des Fiertés de Perpignan est programmée ce samedi 2 juillet, l’association LGBT+ 66 dénonce « la duplicité et l’hypocrisie » dont la municipalité a prouvé qu’elle le serait. En cause, un refus de subvention refusée malgré des remerciements pour leur action. La Ville s’explique.

Ce samedi 2 juillet à 16h30 place de Catalogne, Perpignan retrouvera une Marche des Fiertés. En parallèle de l’organisation de cet évènement, l’association LGBT+ 66, qui travaille à son organisation, s’indigne d’un refus de demande d’une subvention faite auprès de la municipalité.

Nous nous attendons à ce refus

Le président de la structure, Jean-Loup Thévenot, revient sur cette lettre qui, selon lui, « dépeint l’hypocrisie et la duplicité de la municipalité« . Un projet « lutte et prévention contre les haines LGBT+ » proposé par l’association n’a pas été retenu par la Ville pour l’attribution de subventions. Le président LGBT + 66 glisse qu’il « j’attendais cette réponse », mais un autre point à déranger. « Dans la même lettre, on nous refuse cette demande, mais on nous remercie pour ce qu’on fait dans les quartiers prioritaires. C’est un comble de ne pas subventionner une action qu’on soutient quelques lignes plus tardestime-t-il. C’est assez hypocrite.« 

Cette demande de subvention est faite selon un même schéma depuis plusieurs années et pour toutes les institutions comme l’explique Jean-Loup Thévenot. « Nous enregistrons toutes nos demandes sur la plateforme gouvernementale Dauphin. Seule la Ville a refusé, la Région et le Département ont répondu favorablement, et on attend encore une réponse de Perpignan Méditerranée Métropole.« 

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Un soutien financier qui aurait aussi été le bienvenu pour la Marche des Fiertés, pour l’heure largement financée via les fonds propres de l’association. « Cette dépense n’était pas prévue dans nos budgetsreconnaît le président, sur couvre les frais, mais toute aide aurait été souhaitable.« 

La Mairie défend d’autres priorités d’action

Contactés, la municipalité de la municipalité confirme que cette subvention n’a pas été accordée à LGBT + 66 et s’en explique. « Cette subvention entrait dans le cadre du contrat de Ville et de nombreuses associations candidatessouligne-t-on à la Mairie. Les priorités sont finies, sauveur l’alphabétisation, le soutien scolaire et l’apprentissage du français.« C’est donc parce que le projet proposé par LGBT+ 66 n’entrait pas dans ces critères qu’il n’aurait pas été soutenu, »toutefois, une subvention en dehors des politiques de la ville peut être attribuée« , précise la Mairie. Cette dernière ajoute que »le combat contre l’homophobie dépasse tout clivage politique et nous ne sommes pas dupes de l’activisme de certains qui instrumentalisent cette cause à des fins partisanes. »

Le président LGBT + 66 ciblé par un conseiller municipal sur les réseaux sociaux

David Tranchecoste, conseiller municipal aux mobilités et à l’embelissement du cadre de vie, porte des accusations à l’encontre de Jean-Loup Thévenot dans un message posté sur sa page Facebook, accompagne d’une photo du président de LGBT+ 66 ( retirée depuis). Il décrit notamment un homme »rongé par la haine de l’autre« . Parmi les commentaires, André Bonet, adjoint à la culture souligne quant à lui »le visage du sectarisme, du mensonge et de la haine« .

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Face à cela, Jean-Loup Thévenot déclare « se réserver le droit de porter plainte pour diffamation, injure et atteinte au droit à l’image« . S’il soutient ne pas être affecté par cette publication, il le souhaite »presque demander ces élus qui redonnent de la visibilité à notre évènement où tout le monde est le bienvenu, quelle que soit son orientation sexuelle ou son identité de genre. Nous travaillons déjà sur la deuxième Marche, toujours dans le même état d’esprit.« 

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