« Les fermetures et les nationalités ont des conséquences catastrophiques – l’histoire nous l’apprend ». Ainsi le Pape à Lesbos. « C’est une illusion – a-t-il dit – de penser qu’il suffit de se protéger, et de se protéger des personnes les plus faibles qui frappent à la porte. L’avenir établira encore plus de contacts les uns avec les autres. Nous n’avons pas besoin d’actions unilatérales , mais des actions politiques de grande envergure ». L’histoire « nous enseigne cela mais nous ne l’avons pas encore appris. Ne tournez pas le dos à la réalité, n’arrêtez pas la reprise en cours des responsabilités, ou déléguez toujours la question de la migration à d’autres, comme si personne ne s’en souciait. et que ce n’était qu’un charge inutilisée « .

« C’est triste d’entendre, comme solutions, l’utilisation de fonds communs de placement pour construire des murs, des barbelés. Nous sommes à l’ère des murs, des barbelés », a déclaré le pape. Bien sûr, « nous comprenons la peur et l’insécurité, les difficultés et les dangers. Nous nous sentons fatigués et frustrés, exacerbés par les crises économiques et pandémiques, mais ce n’est pas en élevant des barrières que les problèmes se résolvent et que la coexistence s’améliore ». « Au lieu de cela, c’est en s’unissant pour prendre soin des autres selon le potentiel réel de chacun et conformément à la loi – a-t-il dit – en mettant toujours la valeur inimaginable de la vie de chaque homme en premier. »

« Il est facile d’attirer l’opinion publique en faisant peur à l’autre ; car, avec le même point de vue, on ne parle pas souvent de l’exploitation des pauvres, des guerres souvent oubliées et financées, des accords économiques passés sur la peau des peuple, les manœuvres cachées pour échanger des armes et les propager ? « . Donc le Pape. « Il faut s’attaquer aux causes lointaines, pas aux pauvres qui paient les conséquences, même lorsqu’elles sont utilisées comme propagande politique ! Pour éliminer les causes profondes, nous ne pouvons pas arrêter les urgences. Cela nécessite une action concertée et l’excellence de la vision.

« Ne nous écartons pas des images brutes de petits corps d’enfants endormis sur les plages. La Méditerranée, unie par des communautés diverses et des terres lointaines, devient un cimetière froid sans pierres tombales. » « Ce grand bassin d’eau ressemble au miroir de la mort, le berceau de nombreuses civilisations – a-t-il noté -… laissons cette  » mer des souvenirs  » se transformer en  » mer de l’oubli « . S’il vous plaît laissez-nous arrêtez la chasse à cette civilisation ! ».

En entrant dans le Centre d’accueil et de reconnaissance Mytilène, à Lesbos, le Pape François s’est dirigé vers le lieu de la cérémonie, s’amusant sur le chemin des réfugiés qui l’attendaient, pleurant surtout les nombreux enfants, souvent très petits, lui serrant la main, recevant des sourires, des salutations et des mots de réconfort et d’encouragement. Le Pape s’arrête également pour entendre des histoires et des invitations de certains des réfugiés, d’origines les plus diverses, de l’Asie au Moyen-Orient, en passant par l’Afrique. A l’issue de la cérémonie officielle, présentée par le président républicain Ekaterini Sakellaropoulou et l’habitat diocésain, Mgr Josif Printezis, François s’arrêtera une nouvelle fois avec un certain nombre de réfugiés et visitera leurs maisons. Environ 200, ici aussi avec quelques enfants, ceux qui l’attendent sur le lieu de rendez-vous, tous équipés d’écouteurs pour traduire ses paroles simultanément.

Pendant ce temps, des réfugiés ont été relogés ou relocalisés dans d’autres îles de la mer Égée, et dans le camp de Mytilène, surnommé « Moria 2.0 » par les Grecs, ils sont désormais quelques milliers, avec des nombres compris entre 2 000 et 2 500 et plus de 4 000 à 4 200. Selon Caritas, 2 200 personnes vivent actuellement dans des chaînes, des tentes et des conteneurs : le camp aurait en réalité une capacité de 8 000 personnes mais en cette période moins de réfugiés sont acceptés pour des raisons liées au Covid. Les origines vont des zones de conflit d’Asie et du Moyen-Orient aux zones d’Afrique. Les conditions de vie du camp se sont améliorées par rapport à la ‘Moria’, qui est considérée comme une sorte d’enfer, mais toujours très difficile, et les perspectives d’obtention de permis d’asile en Europe sont très longues. Beaucoup de familles avec enfants même très jeunes.

Messe à Athènes à 16h45 dans la « salle de concert Megaron » e à 19h00 la visite de courtoisie de l’archevêque orthodoxe Ieronymos II il rendra la Nonciature Apostolique au Pontife.

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