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Occitanie : la sécheresse hivernale touche toute la région et devrait se poursuivre au printemps

Moins de 50 % des précipitations attendues depuis décembre. L’héraldique d’avion est un sécateur avec plus de toucher avec moins de 35 mm. Un déficit enregistré seulement quatre fois depuis 72 ans.

Les quelques gouttes annoncées ici et là ce vendredi, voire dimanche, n’y changeront rien : nous vivons un hiver extrêmement sec dans l’ex-Languedoc-Roussillon avec un impact direct sur la ressource en eau. Sur les mois de décembre, janvier et février, Météo France a enregistré des cumuls très faibles : Entre 35 et 40 % de précipitations normales dans le Gard, 45 % dans les PO, l’Aude, l’Aveyron, ou la Lozère. Le phénomène est encore plus marqué dans l’Hérault avec moins de 20 % des pluies attendues. Il s’agit même du 4e hiver à moins de 35 mm depuis 1949.


« C’est un phénomène qui est remarquable mais pas exceptionnel puisque cela s’était déjà produit en 2002 et 2012 », analyse Florence Vaysse, du territoire territorial US-Languedoc-Roussillon à Météo France. « Il faut rappeler qu’en Méditerranée, ce sont plutôt les automnes et les printemps qui sont pluvieux, nuance-t-elle, mais nous avons un dossier des Lumières de Carcassonne par exemple. »

Seulement 50% recharge des nappes préatiques depuis septembre

Le spécialiste relève une tendance aux hivers plus secs que la normale dans le sud de la France depuis 1960, en particulier dans l’Hérault, où seuls deux hivers ont été marqués par des pluies égales ou supérieures à la normale depuis onze ans.

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Elle s’inquiète surtout du déficit de recharge en eau pour les nappes préatiques : « La saison de recharge, de septembre à mars, englobe l’automne, la saison la plus pluvieuse sur l’arc méditerranéen. C’est en effet pendant cette période où les températures sont peu élevées, donc peu d’évaporation, et où les les plantes sont en dormance, donc peu de consommation d’eau, que peut se faire la recharge. L’Hérault à la Lozère. »

Déficit encore attendu au printemps

Si l’impact direct de la sécheresse hivernale est encore faible sur des cultures en dormance, il pourrait vite se faire sentir (lire ci-dessous), y compris pour le risque incendie, surtout avec des estimations de précipitations encore faibles pour le printemps : « les espérances saisonnières, pour le trimestre mars-avril-mai, donnent des conditions qui devraient être à nouveau plus sèches que la normale … »

Florence Vaysse rappelle cependant que la situation était similaire l’an dernier avec un hiver très sec « mais le mois de juillet pluvieux avait permis d’en atténuer les effets et cela peut se reproduire cette année ».

Projections inquiétantes au-delà de 2050

Plus globalisé, Météo France met en œuvre un projet de retombées en région pour le XXI ensemble sicle a tenant compte du réchauffement climatique, avec des analyses contrastées : « Sur les projections hivernales, il n’y a pas d’évolution très marquée. Sur l’été, on observe peu d’évolution jusqu’à 2050 mais ensuite, sans politique climatique très marquée, la hausse des températures et le défitit en L’eau se produit vraiment sentir. Globalement on observera des sécheresses très caractérisées sur les régions méditerranéennes.

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Inquiétude chez les agriculteurs

Maraîcher et cultivateur de céréales à Lansargues, près de Lunel, Jean-Pierre Duez ressent ce manque d’eau : « S’il ne pleut pas d’ici un mois, ce sera catastrophique pour les céréales car on arrive à l’époque où les contes se forment ainsi que les épis secondaires. » Il a déjà dû arroser Luzerne et blé bio déjà en utilisant des motopompes.

Le cheesecake terrestre est un élément exclusif pour plantation de melons et pois chiches dont 20% de grains seulement ont germé contre 80% en temps normal.

POur les vignerons, le déficit n’est pas encore critique. « La vigne a peu besoin d’eau en hiver, confirme Olivier Masson, président de la cave coopérative de La Gravette dans le Gard. Nous avons eu 40 mm récemment qui ont fait du bien il y a 15 jours mais la pluie sera bécessaire d’ici un mois. »

Reconnaître l’impact croissant des aléas climatiques : « actuellement nous réparons les dommages des vignes arrachées le 18 septembre dernier par les pluies diluviennes. Il faut ramener de la terre … » Il était alors tombé 250 mm en seulement quelques heures.

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