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Occitanie : la région compte 15 nouvelles « rivières en bon état », label de qualité des eaux

L’agence de l’eau a nommé en juin, le label « Rivière en bon état » à 40 nouveaux cours d’eau, dont 15 en Occitanie, qu’elle souhaite valoriser et protéger.

Situation idyllique au creux d’un écrin calcaire. C’est ici, sur les bords du Gardon, que des baigneurs sont venus trouver la fraîcheur. « Dans cette région on a la chance d’avoir à la fois la mer et les rivières », confie Alizée, allongée sur la plage et sirotant une limonade. Son amie Justine confirme : « Ici, on est vraiment dans la nature. On est loin des plages industrielles. » Depuis quelques années, les deux étudiantes arpentent l’arrière-pays à la nouvelles rivières et ont désormais découvert leurs points de baignade préférés.

Occitanie : la région compte 15 nouvelles « rivières en bon état », label de qualité des eaux
MIDI LIBRE – ANTOINE LLOP

Avec la forte affluence touristique et l’agressivité croissante des rayons de soleil en été, certains baigneurs semblent tourner le dos à la mer et se presser vers les plages ombragées et l’eau fraîche des rivières. Mais la mer n’est pas encore une tendance très affirmée, ce qui n’étonne pas l’Agence de l’eau, pour qui les rivières traînent une mauvaise image. « Une majorité de personnes pense que tout va de mal en pis et que les rivières sont toujours de plus en plus polluées »affirme Kristell Aster-Cohu, directrice du département de la connaissance et de la planification de l’Agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.

L’objectif de cette distinction est de mettre en avant la qualité de nos cours d’eau et d’encourager les initiatives écologiques

Soucieuse de mettre fin à cette réputation »factuellement pas juste »l’Agence de l’eau a nommé la mention « Rivière en bon état » à 40 cours d’eau, dont 15 en Occitanie, fin juin. « L’objectif de cette distinction est de mettre en avant la qualité de nos cours d’eau et d’encourager les initiatives écologiques », explique l’Agence. En cet effet, des panneaux ornés de 3 poissons bleus seront prochainement installés à proximité des points d’accès aux rivières lauréates.

« Guide par cinq critères d’évaluation de la bonne qualité écologique de l’eau, le comité d’experts des milieux aquatiques a rendu son verdict », précise Régis Neyrolles, chargé de mission sur le volet qualité de l’eau à l’EPTB Gardons, un syndicat particulièrement engagé dans la lutte contre la pollution. La distinction, explique-t-il, est attribuée aux rivières pour une durée de trois ans, après quoi les cartes seront rebattues et une nouvelle évaluation prendra place.

« Vous êtes sur une rivière propre. Il est d’autant plus important de la préserver. » Par ce message, le syndicat souhaite « responsabiliser » les baigneurs. Le défi a en effet été de taille pour les syndicats et associations engagés dans l’assainissement de l’eau car on revient de loin. En Occitanie, un mini-silacle activial qui pollue les eaux souterraines et superficielles de manière irrémédiable.

50 ans d’efforts

« Les années 60 et 70 ont été les plus noires », estime Régis Neyrolles. Agriculture industrielle, industrie de l’aluminium, extraction minière, liste des activités polluées se fait longue… « Nos efforts ont été massifs depuis 50 ans et aujourd’hui ils sont reconnus », conclu-il satisfait. Néanmoins, devant les dérèglements causés par le changement climatique, l’Agence de l’eau est consciente que le combat est loin d’être terminé. « Le changement climatique est à l’œuvre et la sécheresse s’impose à nous », affirme-t-elle. Inondations et sécheresses concentrent le cœur des préoccupations.

« Les fortes pluies créent des débordements qui emportent directement l’eau domestique non traitée vers les rivières « , s’inquiète Kristell Aster-Cohu. À l’inverse, avec l’assèchement des rivières « la pollution est moins réduite et donc plus importante en proportion ».

Sur le terrain, l’office de tourisme Cévennes Mont-Lozère « tire la sonnette d’alarme ». Vincent Molines, chargé de communication, fait état de la situation : « Le niveau d’eau en cette fin de mois de juin est équivalent à celui du début du mois d’août », il y a une dizaine d’années antérieures.

Cette situation préoccupante ne devrait toutefois pas empêcher les baigneurs de découvrir, cet été, la carte des rivières les moins polluées de l’Occitanie. Détente et vigilance envers l’écosystème, tels sont les maîtres mots.

Une interception d’intermèdes sur le Lez

Une stricte interdiction de baignade, de consommation de poisson pêché, d’abreuvement des animaux et de pratique des activités nautiques sur l’intégralité du cours d’eau du Lez a été décrétée par un arrêté municipal le 30 juin. Des concentrations anormalement de cyanobactéries ont seulement été rejetées. La prolifération de ces « algues vertes » requiert une vigilance particulière aux risques d’intoxication, dont les symptômes sont les suivants : tremblements, fièvre, douleurs abdominales, douleurs musculaires, nausées, vomissements.

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