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Narbonne : Pour Hassein Djaouiti, le volontariat est avant tout une question d’entraide

Au fil des éditions, les bénévoles des associations locales nous confient leur engagement, leur carrière et leurs missions. Le parquet d’Hassein Djaouti, 56 ans, président du club de basket Narbonne Méditerranée, qu’il a contribué à fonder en 2008.

Comment avez-vous participé à une mission de volontariat ?

C’était en 1992-93, à l’époque de l’ASPTT Basket. A cette époque, le basket n’était pas mon univers, ma passion était plutôt le rugby. Mais j’ai rencontré celle qui serait ma femme. Un basketteur ! Je suis allé voir les réunions et puis, rapidement, j’ai commencé à m’investir dans la vie du club. J’assistais le président dans le parrainage, assurais la buvette et les animations lors des matchs à domicile. Quant au rendu, c’est aussi grâce à la barre de rafraîchissement qu’on a pu acheter un système de son à l’époque. Puis j’ai rejoint le bureau en tant que membre. Après une petite pause, un passage par l’école VTT ASPTT, et la fermeture du Narbonne Basket Méditerranée (né de la fusion de l’ASPTT Basket et du Narbonne Basket club dans les années 2000, ndlr), me voici de retour dans le monde du basket. Avec quelques parents, nous avons décidé de monter notre propre club pour éviter que le basket de Narbonne ne devienne obsolète. C’est ainsi qu’est né le BCNM le 8 août 2008, club dont j’ai été vice-président pendant 8 ans avant d’en devenir président.

« Les joueurs sont sur le terrain et je suis gravitationnel ! »

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Combien de temps consacrez-vous à ces missions et qu’est-ce que cela vous rapporte ?

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Je dirais entre 70 et 80% de mon temps libre. Nous tenons des réunions de bureau une fois par semaine pour résumer le week-end et préparer le prochain, ainsi que les événements que nous organisons (Concours Mazel, fête de Noël, etc.) ainsi que les événements de la Ville auxquels nous participons (Bateaux sur scène ). , forum associatif, etc.). En début de saison, j’aimerais aussi assister à des entraînements pour rencontrer les licenciés. Du lundi au vendredi, je peux passer une heure ou plus à vérifier que tout va bien. Comme je le dis souvent : les joueurs sont sur le terrain et je broute autour d’eux ! C’est un investissement et je lui donne le mien, c’est comme ça que je vois les choses. Les tâches administratives par exemple, ce n’est pas ma tasse de thé mais il faut le faire. Heureusement je suis très bien entouré. Avec le vice-président, le trésorier, le secrétaire… nous formons une équipe et nous nous partageons les tâches.

Je suis pour l’ouverture d’esprit, la communication et la convivialité au sein d’un club. Et tant que je ressens de la joie et du bonheur, je continue. C’est formidable de voir les yeux des jeunes pétiller et je pense que cela traduit ce qu’est le sport !

« Le sport, c’est pour moi voir les yeux des jeunes brûler »

Dans de nombreuses sociétés, il y a une pénurie de bénévoles. Quelle est votre observation ?

Au niveau du club, quand on met en place de gros événements, on arrive à fédérer des bénévoles, des parents et même des bénévoles. Mais nous sommes toujours à la recherche de bénévoles, qu’ils intègrent le bureau ou le côté sportif. De nombreux parents sont impliqués dans le club et nous avons également des entraîneurs bénévoles qualifiés, ce qui nous permet d’offrir un encadrement de grande qualité afin que les jeunes puissent apprendre et se développer.

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Que diriez-vous à ceux qui hésitent à s’engager ?

Le maître mot est : nous avons besoin de vous ! Toutes les disciplines ont besoin de bénévoles. Nous devons considérer cela comme une entraide et plus il y a de bénévoles, plus nous pouvons nous entraider.

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Toujours au sol

Malgré le contexte sanitaire et les restrictions mises en place depuis près de deux ans, le club de basket narbonnais s’adapte et une dizaine d’entraîneurs comptent 200 licenciés cette saison (dont 150 jeunes des catégories baby aux U17 volontaires). Les encouragements incessants du staff n’ont pas hésité, lors de la fermeture des gymnases par arrêté municipal, à louer un hangar à Montredon-des-Corbières pour permettre à ses jeunes recrues de continuer à s’entraîner. Une solution provisoire, mise en place grâce au soutien de la FFBB (Confédération française de basket), de la ligue Occitanie et du comité Aude/Pyrénées-Orientales, a cependant duré cinq mois – d’octobre 2020 à mars 2021 – sauvant une partie de la saison. Aujourd’hui, de la vérification des laissez-passer sanitaires au report des matchs (à partir de 3 cas positifs par équipe), le travail des bénévoles du BCNM leur est encore coupé. Après deux éditions annulées, le traditionnel concours Mazel est également organisé. Elle devrait avoir lieu le week-end de la Pentecôte et rassembler près de 2 000 personnes.

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