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Moustiques : « Des conditions de prolifération parfaites », commenter l’invasion de ces derniers jours ?

Des secteurs ont été envahis d’autres moins. La faute à des opérations de démoustication contraires à la force et au sens du vent. L’été a été particulier marqué par leur nuisance mais Jean-Claude Mouret, expert de l’EID Méditerranée nous explique pourquoi cela devrait s’arranger…

Vous avez aussi passé le week-end à vous faire entreprendre par des hordes de moustiques ? Ou faites-vous partie des heureux chanceux épargnés par les piqûres ? En ce début de semaine, jour de rentrée pour certains, les conversations ont souvent inexorablement tourné autour de l’invasion de moustiques, dès le matin. « Nous avons en effet eu des conditions de prolifération parfaites avec les deux événements pluvieux de fin juin et de la mi-mais cela devrait se calmer »relève Jean-Claude Mouret, le coordinateur opérationnel de l’EID Méditerranée

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Le vent, notre pire ennemi Pour autant certains endroits ont été infestés, mais d’autres, ont été plus épargnés :« Les zones les plus concernées sont le sud du Gard en Petite Camargue, l’embouchure du grand Rhône, le littoral héraultais côté La Grande-Motte ou Villeneuve-lès-Maguelone et l’Aude aussi… »

note l’expert. Avec le facteur vent qui a eu une importance majeure :« C’est notre pire ennemi. Le vent de la mer élève le niveau de l’eau et favorise l’apparition de larves. Il permet aussi aux moustiques de Camargue de perochir de plus grandes distances et d’arriver dans les terres. Le mistral et la tramontane sont eux des vents qui gênent le traitement antilarvaire notamment à partir des avions. Cela dépend de leur force mais il y a des zones moins bien traitées »

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explique Jean-Claude Mouret.

Et aussi le moustique tigre

D’autres facteurs ont perturbé les interventions aériennes comme les incendies, les mesures de protection des habitats, les fortes chaleurs, la faible hauteur d’eau, le couvert végétal qui empêche le bio-larvicide de faire son effet… Ou, l ‘EID avait déjà assuré que des évaluations ont montré que certaines souris adultes réchappés des traitements ont migré vers d’autres zones agglomérées. C’est aussi sans compter la présence du fameux « moustique tigre qui prolifère dans les eaux stagnantes et qui accentuée la gêne. Cette espèce urbaine s’est ajoutée aux moustiques issues des zones humides, cela fait un été compliqué »,

reconnaissance du coordinateur de l’EID. Mais d’autres pluients arrivent et potrouint à nouveau favoriser l’émergence de nouvelles larves en ce début du mois de septembre. On n’a pas fini de causer des nuisances du moustique…

L’Entente interdépartementale de démoustication assure le traitement et la surveillance des départements sur le pourtour méditerranéen.

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