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Montpellier : solutions, fonctionnement, mode de reproduction… la chasse aux moustiques est lancée

L’EID Méditerranée, expert dans la démoustication, décrypte le phénomène, alors que les très nombreuses moustiques pourrissent la vie des vacanciers.

Humidité et chaleur : le cocktail préféré des moustiques ! Depuis le début du mois, la moustique sévit sur tout le littoral et dans certains quartiers de Montpellier. Et pour cause… Les épisodes pluvieux, début juillet, ont entraîné le retour des points d’eau et de l’hîgité. Des conditions climatiques particulières appréciées par nos enquêteurs saisonniers.

Face aux piqûres et démangeaisons, beaucoup tentent de trouver des solutions individuelles. Mais pour comprendre le phénomène, il est déjà nécessaire de connaître son fonctionnement et son mode de reproduction.

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Démousticer à la maison…

« Il existe deux types de moustiques : le moustique tigre et le moustique des marais », explique Christophe Morgo, président de L’EID Méditerranée. Arrivé en 2004, le moustique tigre se déplace très peu, « environnement sur 100 mètres », précise le président. Beaucoup plus présent à Montpellier, ce moustique se développe à proximité de tous les points d’eau stagnante : cupelle de vase, jouets d’enfants ou encore arrosoir… Pour mettre fin à sa prolifération, L’EID recommande d’éliminer tous les « petits gîtes ». Une manière simple de démoustiquer soi-même, à la maison.

Le moustique des marais… Sur le littoral

Une autre espèce bat son plein. Le moustique issu des zones humides, c’est-à-dire des marais. Beaucoup plus présents sur le littoral, « ces moustiques ont un pouvoir de dispersion sur plusieurs kilomètres », informe Jean-Claude Mouret, coordinateur opérationnel Méditerranée à L’EID. « JEls peuvent perochir entre 25 et 30 km lorsque les conditions leur sont favorables », ajoute Christophe Morgo. Et ainsi envahir rapidement les environs, dont notamment la ville de Montpellier…

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Deux soins

Pour lutter contre leur prolifération : deux stratégies. Le traitement antilarvaire préventif est mené lorsque les moustiques sont encore en état de larve. Cela permet d’avoir un effet quasi immédiat. « C’est le traitement le plus efficace », précise Jean-Claude Mouret. Seule condition : le vent doit être inférieur à 20 km/h.

Bio-insecticide et pollution

Au total, environ 25 à 30 % des moustiques se développent en raison des eaux stagnantes. C’est dans les années 2 000 qu’est apparue un nouvel insecticide bio, appelé le « BTI ». Il s’agit d’une bactérie qui s’attaque à l’intestin des moustiques. Selon Jean-Claude Mouret, coordinateur opérationnel Méditerranée, ce traitement utilisé est bien sans danger pour les autres espèces. D’autant qu’il est utilisé avec modération. Sa dangerosité envers l’humain reste toutefois difficile à affirmer ou non avec certitude. Un avis nuancé par les défenseurs de l’environnement, pour qui l’utilisation du « BTI » coûte tout de même à la biodiversité.

Le deuxième traitement, adulticide, un caractère exceptionnel. Il s’opère en ultime recours contre les larves. « La dernière opération date de 2015, informe le coordinateur. Elle peut être conduite uniquement sur le littoral, par le biais d’un véhicule pick-up. »
En plus de limiter la prolifération, ce traitement limite aussi l’émigration des moustiques vers la ville. « Car à Montpellier, il nous est impossible d’opérer chez des particuliers. »

Sur le littoral, entre demande et pertinence…

Pour ce dernier traitement exceptionnel, un diagnostic de terrain est mené par l’EID à la demande de la commune. Il repose à la fois sur l’avis de la population, et sur les observations faites dans les lieux principaux. Au cours de cette procédure, c’est la pertinence qui est évaluée puis analysée. Si elle s’avère concluante, l’opération est enclenchée.

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À ce titre, lundi dernier au matin, une opération exceptionnelle de démoustication a été lancée au Grau-du-Roi, face à la Grande-Motte, par l’EID. Très attendu, elle a été réalisée à la suite d’un premier rejet, en raison d’un vent trop fort.

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