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Montpellier : le projet du Lien jugé « inéluctable » par le Conseil d’État, les opposants en intimant à… l’État

La haute instance a rendu son jugement le jeudi 21 juillet face aux recours portés par la commune de Grabels.

Par voie de communiqué, le maire de Grabels René Revol a fait savoir ce jeudi 21 juillet que le « Conseil d’État en charge du dossier du Lien a rendu son avis. Il a statué, considérant l’ineluctable construction de cet ax autoroutier ».

Une défaite pour l’élu, qui, s’il « accepte cette décision de justice », tient à rappeler que « les travaux et la bétonisation des sols ont démarré sans attendre la décision du Conseil d’État. Il s’agit de l’œuvre de l’entêtement du département de l’Hérault, symbole du mépris anti-démocratique et de l’irrespect des institutions juridiques, dont il a fait partie en continuant les travaux ».

Un combat mené en 2012

Le combat de la commune de Grabels contre ce projet de n’est pas nouveau : depuis 2012, la commune mène une action juridique pour faire annuler ce projet. « Mandaté par deux fois en 2014 et en 2020 par les électeurs de Grabels en m’opposant expressément à ce tracé, il a été de ma responsabilité politique de respecter mes engagements, Estimé René Revol. Mais c’est par-dessus tout l’intérêt général des citoyens qui guide notre action. Nous le maintenons, le Lien est un projet inutile qui aura de grandes répercussions sur la biodiversité, la santé et la qualité de vie des Grabellois ».

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Pour le Département, « une victoire pour les habitants et les élus locaux »

Sollicité, le président du Département de l’Hérault Kléber Mesquida, s’est éclairé par un communiqué de presse sur ce sujet, estimant que « cette décision est avant tout une victoire pour les habitants et les élus locaux que je souhaite justifier pour leur mobilisation toutes ces années. Le Département est engagé dans des projets qui servent l’intérêt général au profit tant de ses utilisateurs que de l’environnement. Je me satisfais pleinement du jugement du Conseil d’État qui nous conforte dans nos choix de politiques publiques. « 
L’institution rappelant par ailleurs que « le projet du Lien consacre une grande place à l’utilisation des transports collectifs et des modes doux. Le projet prévoit la réalisation d’un carco de covoiturage et de deux parking relais. Le Lien c’est aussi 4,5 km de piste cyclable permettant notamment un bouclage entre Montpellier, Saint-Gély-du-Fesc, Prades-le-Lez et Saint-Clément-de-Rivière en desservant deux établissements scolaires. opportunité d’accès rapide au réseau de transports en commun, notamment par rapport à l’axe de circulation de la Vallée de l’Hérault à la Métropole Montpellier Méditerranée. positif dans la lutte contre le changement climatique. »

L’élu La France insoumise, déplorant par ailleurs que la justice ne prenne pas compte, à ses yeux, des environnementaux : « À l’heure où l’urgence climatique nous pousse à prendre des décisions politiques fortes, nous regrettons également que tous les arguments au sujet des exigences environnementales et de la préservation de la biodiverité ne soient pas écoutés. C’est parce que nous avons besoin de convictions et de courage que je réitère mon opposition à la construction du Lien ».

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Un appel lancé par Elisabeth Borne et le gouvernement

Ainsi, pour le maire de la commune du nord de Montpellier, avec « combat ne s’arrête pas là, et nous férons tout ce qui est en notre pouvoir pour stopper ce projet écocide. C’est pour cela que nous en appelons à la responsabilité de Madame la Première ministre et à l’ensemble du gouvernement sur la question écologique. de l’intérêt public supérieur et de l’intérêt général ».

Le préfet de l’Hérault Hugues Moutouh, s’est, pour sa part, exprimé via Twitter, saluant à l’image du Département cette décision :

. #PRIVILÈGE #Infrastructure
Je salue la décision du conseil d’Etat qui reconnaît l’utilité publique du projet du #PRIVILÈGE (contournement nord de #Montpellier ).
Ce projet de grande envergure imaginé il y a + 20 ans va voir le jour u2705
Je m’en réjouis dans l’intérêt des héraultais ud83dudc4d pic.twitter.com/nfOCr767la

— Préfet de l’Hérault ud83cuddebud83cuddf7 (@Prefet34) 21 juillet 2022

Un dernier tronçon à l’horizon 2025

Pour rappel, le projet du Lien a pour mais un contournement nord de Montpellier. Un dernier tronçon de 7,8 km doit être construit à l’horizon 2025 entre Saint-Gély-du-Fesc et le hameau de Bel Air. Le Lien permettra alors de relier l’A9 à l’A750 en passant par le nord et d’éviter la traversée de Montpellier.

Le projet de contournement nord de Montpellier peut donc se poursuivre.
Midi Libre – DR

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