Les associations sont, dans un premier temps, le désavantage d’APF France, se mobilisant pour que le parlement valide l’usurpation d’identité de cette aide.

« A chaque fois que je rencontre une nouvelle personne je dois me justifier de ne plus travailler, expliquer pourquoi je suis en contact avec l’AAH. Il n’y a pas beaucoup de publicité sur le sujet.  » Lucie a une barrière invisible pour les mains. Le 16 septembre, elle faisait partie de l’exposition, organisée par l’APF (Association française des paralytiques) à Montpellier pour demander le démantèlement de l’allocation d’invalidité : 930 € par mois.

L’allocation est versée sur critères médico-sociaux mais commence à baisser dès que les revenus du conjoint atteignent 1 020 euros par mois. Une vingtaine d’artistes de rue locaux, à leur manière, ont exprimé leurs sentiments et émotions sur les murs du quartier de la rue de la Méditerranée.

« Nous devons avoir le choix dans une relation ou non. »

Écho local d’un mouvement national, la mobilisation, soutenue par une pétition qui a recueilli plus de 100 000 signatures, la question touche la sphère privée mais pas le quotidien des citoyens. « On doit avoir le choix dans une relation ou pas, Damien a résumé le 16 septembre. L’AAH est intimement liée au handicap de chacun. « 

Lors du premier vote du 17 juin, les députés de la majorité ont soutenu le principe du statu quo dans le calcul du versement de l’indemnité. Plus précisément de prévoir un abattement forfaitaire de 5 000 euros sur les revenus du conjoint. Soit un gain moyen estimé à 110 euros par mois pour 120 000 couples (à l’échelle nationale) au 1er janvier 2022.

Au Sénat, le 12 octobre, tous les groupes politiques ont de nouveau voté sur la déstabilisation, à l’exception de celui dans lequel En marche est largement élu. « Nous attendons maintenant que le texte soit discuté en commission paritaire., dit-on à l’APF. Aucune date n’a encore été fixée.« 

La commission, qui réunirait sept députés et sept sénateurs nommés par les présidents des commissions des affaires sociales, doit obtenir l’accord du gouvernement pour se réunir. Et ne prédit aucun caractère obligatoire. Sauf si les deux présidents des assemblées sont d’accord. Quelque chose de pas encore gagné, alors non plus.

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