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Montpellier : après la canicule estivale va venir le temps du risque pluie inonder

La Ville explique tout en invitant les habitants, notamment les néo-montpelliérains, à une vraie prise de conscience du risque lié aux épisodes cévenols qui pourraient se produire dans les prochaines semaines.

« Montpellier est un point chaud du dérèglement climatique. » Sébastien Cote, adjoint délégué à la protection de la population, n’y va pas par quatre chemins à l’heure, ce lundi matin, d’évoquer l’accélération des phénomènes météorologiques exceptionnels. Premier effet : la chaleur. « Nous avons connu deux vagues, d’abord les 15-16 juin puis du 23 au 25 juillet. La cellule de crise sur le risque canicule a été activée à six reprises. »

Ces températures extrêmes ont également entraîné une pollution du Lez, sur une durée de quinze jours, par des cyanobactéries. Lesquelles sont directement liées au réchauffement climatique. « Avec, à la clé, interdiction de baignade, de pêche et d’y faire abreuver les animaux domestiques. »

« Le climat méditerranéen est dangereux »

Deuxième effet : le risque de pluies inondations pour lequel Sébastien Côté ne cache pas une profonde inquiétude. « La Méditerranée est trop chaude. Cela va engendrer des fortes évaporations et un risque très important de pluies sur l’arc méditerranée. Nous entrons dans une semaine qui s’annonce perturbée même si, à l’échelle de la métropole, nous ne sommes pas encore trop inquiet. »

Face à ce risque les réponses de la Ville sont évidemment multiples. D’abord informer la population qui doit devenir, selon les termes officiels, « actrice de sa sécurité ». Pour Sébastien Côté, même si « Montpellier est une ville très agréable à vivre, le climat méditerranéen est dangereux. Les nouveaux habitants, souvent extérieurs à la région, ont une image de carte postale. Et ils sont surpris la première fois qu’un phénomène cévenol leur tombe dessus. D’où l’importance de s’acculturer au risque d’inondation de la fin de l’été et de l’automne. »

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2 % des habitants inscrits à la téléarlerte

Cela peut passer, par exemple, par une inscription, gratuite, au service de téléalerte municipale (www.montpellier.fr). « Nous progressons d’année en année mais cela ne concerne encore que moins de 2 % de la population. » Yvan Nosbé, conseiller municipal délégué au plan communal de sauvegarde, enfonce le clou. « La téléalerte reste le moyen le plus rapide d’être informé du risque d’inondation pluviale. »

Guide pratique et réserve citoyenne

Un guide pratique, et pédagogique, baptisé DICRIM (document d’information communal sur les risques majeurs) est largement diffusé par la Ville. Concernant le risque d’inondation par la pluie, il rappelle les bons réflexes : se mettre à l’abri, éviter tout déplacement ; ne pas s’engager dans une zone inondée (ni en voiture, ni à pied), ne pas entrer dans des parkings souterrains, sous-sols et caves… Par ailleurs, depuis le printemps 2021, la Ville organise une réserve citoyenne. Soit 80 habitants volontaires et bénévoles de tous les quartiers formés aux gestes de premiers secours et à l’information de la population sur les risques (incendie, canicule, pluie inondation). Ces derniers mois, ils ont été mobilisés pour contacter les habitants inscrits sur le registre des personnes isolées tenues par le CCAS et utilisés lors de la vigilance caniculaire. Dimanche 11 septembre ils tiendront un stand sur l’Antigone des associations.

Clément Marragou, président de la délégation héraultaise de la Croix-Rouge, rappelle les habitants à leurs responsabilités. « Aujourd’hui chaque famille doit élaborer des plans de secours. C’est-à-dire d’anticiper quoi faire avec les enfants le jour de phénomène orageux exceptionnel. Le jour où on se retrouve couper les uns des autres parce qu’il n’y a plus de transports.. Il faut prévoir des points de rendez-vous. »

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Bref, sans craindre que le ciel nous tombe sur la tête, il est urgent de prendre conscience du risque pluie inondation enceinte de cette fin d’été à la mi-décembre.

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