Inscrite depuis 2008 au patrimoine mondial de l’UNESCO, Mont-Louis, qui vient de fêter ses 340 ans, est contrainte par les enjeux liés à ce label. La commune se bat par tous les moyens pour tirer la ville vers le haut et elle tourne son développement.

La ville de Mont-Louis a été inscrite en 2008 au patrimoine mondial de l’UNESCO. Sans doute, ce classement est célèbre puisqu’il est reconnu que le Le site a une valeur universelle exceptionnelle. L’intérêt est clair et Mont-Louis est sublimé par cette inscription en tant que sérial ministre des Fortifications Vauban. Le bien en série représente l’exemple le mieux conservé et est représentatif de tous les aspects de l’œuvre de fortification de Vauban, comprenant près de 160 sites en France et en Europe. Mont-Louis fait partie du Réseau des sites majeurs Vauban qui relie les douze fiefs Vauban inscrits depuis juillet 2008 sur la Liste du patrimoine mondial.

« Nous avons une problématique de conservation du patrimoine derrière nous et mise en œuvre » (Joëlle Cordelette, maire de Mont-Louis)

Les « inconvénients » du classement Unesco

Cependant, l’honneur de l’inscription est aujourd’hui un lourd fardeau. Précisons tout d’abord qu’il s’agitLes rampes sont classées Unesco et non la ville.  » Le sentiment est à l’autogestion dès que le label est reçu. Plus de support ni de suivi. Et non, l’Unesco ne nous donne pas de fonds pour que nous puissions investir, précise Joëlle Cordelette, maire. Nous sommes les gestionnaires des biens classés de l’Unesco et nous nous devons de regarder au-delà de nos moyens “. L’élu résume la spécificité de la commune. « Oui, Mont-Louis est un site patrimonial mais à l’intérieur des murs, il est habité, dispose de services publics et de commerces. Ces personnes doivent être prises en compte car les travaux inhérents à une commune pèsent sur ses impôts. Il faut toujours répondre aux deux niveaux : pour la vie communautaire, faire en sorte que les gens continuent d’y vivre avec des services, des rues fonctionnelles. D’un autre côté, nous avons la question de la conservation du patrimoine qui nous dépasse et qui se met en place. pou une commune de 158 habitants, les ressources fiscales sont faibles».

Problèmes qui se chevauchent

D’un point de vue de la gestion, la nuance de « ville » au lieu de « village » est fortement dépendante des autorités cibles. “SSi on a affaire aux autorités du patrimoine, préfectorales ou départementales, il est difficile de dire aux gens que Mont-Louis est les deux à la fois. C’est une ville classée au patrimoine mondial de l’UNESCO avec une citadelle. Ces deux parties administrativement distinctes se trouvent sur un même site. Quand on parle de travail, de gestion, on a du mal à faire comprendre que c’est géré par une équipe administrative très réduite, mais qui a besoin de voir les lieux de manière beaucoup plus large. Les paris ne sont pas seulement un pari sur la vie communautaire. Et pour les intermédiaires du patrimoine, il faut rappeler qu’il y a des résidents toute l’année. En revanche, il est difficile de contraindre les habitants à accepter cette valorisation patrimoniale car pour eux, c’est une contrainte. Et d’une autre manière, ces restrictions ajoutent une fois de plus de l’éclat à leurs possessions », analyse du premier magistrat.

Renouveaux et projets pour la ville

Quant à la réfection des rampes, le programme triennal interrompu depuis plusieurs années a été relancé par la commune. Il est soutenu par les interlocuteurs des Pyrénées Catalanes, qui ont hérité de la compétence sur les rampes.  » Les travaux reprendront cette année. La Direction Régionale des Affaires Culturelles (Drac), la Région et le Département doivent accompagner l’intercommunalité “. Parallèlement à cette relance du travail, la municipalité s’attaque au problème de la démographie.  » Actuellement, 60% du parc immobilier est composé de résidences secondaires et vacantes. Nous commençons à rénover des logements de ville, avec la participation d’élus d’ailleurs, pour que des familles puissent venir s’installer toute l’année. Après avoir quitté le Trésor, quelques mètres carrés vont récupérer, pourquoi pas pour les commerces car nous avons beaucoup de candidatures. Nous venons d’en ouvrir quatre ».

Au programme, la création d’un pôle culturel, le regroupement des services publics dans l’école délocalisée à La Cabanasse. Pour cet été, installez-vous dans le cadre du plan de relance, d’un application numérique avec chasse au trésor et vrai contenu scientifique. La municipalité est tout à fait prête à se lancer dans des projets structurants et projets d’envergure.  » Nous avons des obstacles à tous les niveaux, mais nous avons décidé de retrousser nos manches. Gérer Mont-Louis est un combat permanent».

Un peu d’histoire

La ville de Mont-Louis est la plus haute forteresse de France, construite pour rien sur les plans Vauban entre 1679 et 1681. Le 26 octobre 1681, le fort est inauguré en grande pompe en présence des ingénieurs, des soldats et du gouverneur. Pourquoi avez-vous érigé une citadelle ici ? Louis XIV veut sécuriser la nouvelle frontière ratifiée par le traité des Pyrénées de 1659 et la création de Mont-Louis marque la limite occidentale de la défense de la province du Roussillon en complétant la ligne de défense établie par Vauban depuis la Méditerranée (Collioure, Perpignan, Le Perthus, etc.) . La citadelle Vauban est le joyau de l’architecture militaire. Sur son promontoire, c’est un élément défensif fort de Mont-Louis. Il se compose de deux parties. La partie haute, la citadelle, appartient au ministère de la Défense. Depuis sa création en 1679, elle a eu une carrière militaire, et compte alors 2 500 soldats. Depuis 1964, il abrite le 1er Régiment de Choc (Cnec) au Centre National d’Entraînement Commando. L’accès au département est strictement contrôlé. Ci-dessous se trouve la ville, une partie civilisée de la ville fortifiée.

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