Le phénomène n’est pas rare, et la découverte de cette mine de type Orin dans l’Anse de la Mauresque le 28 septembre était en grand danger. Ce mercredi 27 octobre, des experts de la Marine nationale ont procédé à sa destruction, au large selon des protocoles respectueux de l’environnement. Le périmètre de la défense est surélevé.

Il a été découvert par hasard, lors d’un exercice mené par des plongeurs du Service Départemental de Secours et de Secours (SDIS66), que cette mine de type Orin située au pied de l’Anse de la Mauresque risquait d’exploser. Un périmètre d’interdiction de 130 mètres, pour la pêche, le mouillage et la baignade, a été immédiatement mis en place, selon l’expertise de la machine.

Ainsi, mercredi dernier, des plongeurs démineurs méditerranéens (GPD Med) sont intervenus pour effectuer des « déminages anti-mines », selon un protocole environnemental strict. L’engin explosif a d’abord été hissé au large, en dehors de la zone Natura 2000 et loin des vastes herbiers de Posidonie de cette zone. De plus, des mesures dites d’effarouchement pour éloigner la faune de la zone ont été mises en œuvre, avant que la mine ne soit détruite.

Selon le recteur maritime méditerranéen : « Ces opérations ont été menées en collaboration avec des acteurs locaux, notamment des représentants du parc marin du golfe du Lion. Cette destruction élimine le danger potentiel pour la vie humaine. Et rappelez-vous si un engin explosif a été trouvé sur la côte ou en mer : « Il est important de ne pas manipuler l’engin, s’il est possible de prendre une photo et d’enregistrer les coordonnées GPS du site ou des informations précises qui permettront de le localiser. Vous devez alors prévenir le Cross Med au 196 par téléphone, capitaine bureau du port ou de la gendarmerie la plus proche ».

Des plongeurs d’extinction du Mediterranean Navy Group (GPD Med) interviennent sur l’ensemble du littoral méditerranéen, tandis que l’engin explosif est découvert en mer ou sur l’estran pour procéder à sa neutralisation, son enlèvement et sa destruction des « explosifs ».

En 2020, ces experts ont été embauchés 75 fois et ont neutralisé 576 engins dont 5 mines à Orin, 1 grenade ASM, 1 torpille et 569 munitions de calibrages divers.

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