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Microalgues toxiques en Méditerranée : le danger lié au changement de climat

Ces microparticules indispensables à la vie humaine développent aussi des risques.

Philipp Hess, chimiste, dirige le tout nouveau centre de recherches d’Ifremer à Nantes sur les microalgues toxiques où une trentaine de personnes travaillent pour mieux comprendre leur physiologie et leur production de toxine.

Sommaire

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1 – Qu’est-ce que des microalgues ?

« Les microalgues sont nécessaires pour l’Homme : dans l’océan elles fournissent la moitié de l’oxygène sur terre, on ne pourrait pas vivre sans elles. C’est également la base de la chaîne alimentaire sous l’eau. Nous savons 5 000 espèces qui ont été bien décrites, mais les dernières études connues qu’il y aurait jusqu’à 100 000 espèces. Parmi ces 5 000, 175 produisent des toxines. Elles sont infiniment petites, quelques microns, on ne les voit pas à l’œil nu sauf quand elles dépassent des densités telles qu’elles décolorent les eaux en rouge, marron ou vert. »

2 – Touchent-elles la Méditerranée ?

« Citons l’Alexandrium : les moules et huîtres filtrent l’eau pour s’en nourrir, quand il y a des microalgues toxiques, cela peut s’accumuler dans les coquillages alors interdits à la consommation, comme cela peut arriver sur l’étang de Thau.

C’est un phénomène naturel qui disparaît ensuite. Il y a aussi Dinophysis, une autre microalgue qui produit des toxines libérées des vomissements ou que l’on retrouve sur les trois façades maritimes, comme l’été dernier au Pays basque

. Depuis les années 2000, nous observons sont réalisés dans Méditerranée la microalgue Ostreopsis, toxique pour les persies qui vont à la plage. Si vous vous baignez, vous pouvez avoir de l’eczéma ou même en restant sur le sable, être touché par les aérosols et avoir des problèmes respiratoires, des attaques d’asthme. »

3 – Le lien avec le réchauffement

« À l’origine, Ostreopsis est une microalgue tropicale. Nous l’avons identifiée principalement à la limite de la frontière espagnole en Roussillon, près de Marseille et avec une récurrence fréquente entre Fréjus et Gênes en Italie. Nous quees c’imp ‘est bien lié au réchauffement climatique, les taxinomistes l’ont vue pour la première fois en Méditerranée en 1972 avec un nombre très faible de cellules et puis dans les années 2000 que ça a commencé à faire des efflorescences, on présume que de toutes les mers la La Méditerranée est la plus touchée par le changement climatique, on ne peut que soupçonner que c’est en lien. »

4 – Comment agir pour protéger les gens

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« Nous pouvons développer des systèmes pour mieux alerter les gestionnaires, protéger les personnes qui se baignent en interdisant des lieux. La première préconisation c’est la prévention. Nous venons de terminer un projet d’étude européen et une des observations sur dix ans c ‘est que les efflorescences d’Ostreopsis sont mauvaises en été quand le printemps est très chaud. rapport aux conditions environnementales – température, ensoleillement, etc. – et comme nous avons des milliers d’espèces de microalgues, la difficulté réside à prédire le comportement d’une microalgue et si d’autres peuvent prendre le dessus, ce n’est pas la peine d’alerter. »

5 – Faut-il en avoir peur ?

« On ne peut pas juste dire » oui il y aura beaucoup plus de microalgues partout avec le changement climatique « . Certaines sont en France depuis 20 ans et sont stables. Des organismes sont très adaptables. C’est le cas de Dinophysis. Un autre exemple, la ciguatera touche des îles tropicales dans le Pacifique. On enregistre des cas aux Canaries, et des premières cellules en Méditerranée mais pas de maladie rapportée. On peut craindre qu’elle prolifère. Elle se propage par le poisson qui les accumule en broutant les macro-algues, elles-mêmes développées en raison de l’acidification des océans liées au changement climatique. Si vous mangez un poisson de récif, vous pouvez être pris de vomissements, de fièvre et aller jusqu’à une hypersensibilisation au bout du Pacifique , la population de surveillance et d’éducation de la population.

Alors que le problème ne diminue pas, ils ont réussi à réduire les cas de maladie en ne pêchant pas à certains endroits. Au final, le changement climatique provoquéa des effets et des problèmes de plus en plus différents au temps des extravertis – vagues de chaleur, tempêtes… – de plus en plus fréquents. »

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