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Manque de blé mais aides par milliards … Le conflit en quatre infographies

Comme prévu, le sommet du G20 qui s’est ouvert vendredi a été agité par les appels des différents États à l’arrêt des combats en Ukraine. Le Ministre des Affaires étrangères russe Sergueï Lavrov a boudé plusieurs réunions des chefs de la diplomatie alors qu’il était réuni pour la première fois avec son homologue américain depuis le début du conflit, le secrétaire d’État Antony Blinken.

Ces appels à mettre fin à la guerre n’ont pas empêché l’armée russe de poursuivre une offensive terrestre sur le Donbass malgré une pause opérationnelle. Après avoir pris la ville de Lyssytchansk le 3 juillet, les forces de Moscou cherchent maintenant à conquérir l’autre province, celle de Donetsk, pour occuper l’intégralité de la région. Et au-delà des frontières ukrainiennes, les conséquences des combats se ressentent sur le marché du blé qui commence à manquer dans plusieie pays pays menaçant la sécurité alimentaire mondiale, tandis que la Suède et la Finlande se rapprochent d’une adhésion à l’Otan . Voici un point en infographies sur cette nouvelle semaine de guerre en Ukraine, se terminant ce vendredi, 135e jour de conflit.

Les Russes ciblent Sloviansk

Carte de la ligne de front à l’Est de l’Ukraine, localise les villes prises par les forces russes de Severodonetsk et Lysychansk, et les villes de Sloviansk, Kramatorsk et Bakhmout, à proximité de la ligne de front – SABRINA BLANCHIN, VALEN RAKOVSKI / AFP

Sur le terrain, la Russie poursuit sa «pause opérationnelle» produite depuis la prise de la ville stratégique de Lyssytchansk, qui lui assure le contrôle de Lougansk, une des deux régions du Donbass, affirme l’Institut américain pour l’étude de la guerre (ISW). Pour autant, les troupes russes mènent toujours des «offensives terrestres limitées et des frappes aériennes, d’artillerie et de missiles sur tous les axes», selon l’ISW, qui les voit «continuer à se limiter à des actions à petite échelle, le temps de reconstituer leurs forces et de créer les conditions d’une offensive plus significatives dans les semaines ou mois prochains ».

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Le gouverneur de la province de Donetsk, Pavlo Kyrylenko, a fait l’état d’au moins sept civils tués mercredi par des tirs d’artillerie et de lance-roquettes sur plusieurs localités. Dans cette région du Donbass, Sloviansk et Kramatorsk sont arrivés comme les prochaines cibles des forces russes dans leur plan de conquête de l’Est, après quatre mois et demi de conflit.

Mardi, les roquettes russes ont frappé, et en partie incendié et détruit un marché dans le centre de Sloviansk, et tué au moins deux personnes. Mercredi, le maire de Sloviansk, Vadim Liakh, avait indiqué que l’évacuation de la ville, encouragée par les autorités locales, était « en cours ». Il restait mercredi dans la ville encore environ 23.000 des quelque 110.000 habitants qu’elle attendait avant le conflit, a précisé son maire, en y dénombrant 17 morts et 67 blessés depuis le début des hostilités.

Les milliards de dollars d’aide

Graphique illustrant les dix pays ou institutions ayant annoncé le plus d'aides à l'Ukraine, par type d'aide, entre le 24 janvier et le 1er juillet, selon l'Institut pour l'économie mondiale de Kiel
Graphic montrant les dix pays ou institutions ayant annoncé le plus d’aides à l’Ukraine, par type d’aide, entre le 24 janvier et le 1er juillet, selon l’Institut pour l’économie mondiale de Kiel – LAURENCE SAUBADU / AFP

Les pays alliés ont trouvé un accord pour s’engager à aider Kiev dans sa reconstruction à l’issue de la guerre. Mardi soir, lors d’une conférence internationale de deux jours à Lugano (Suisse) organisée pour tenter de dessiner les contours de la reconstruction de l’Ukraine, dont Kiev offrant le coût à 750 milliards de dollars, les signataires se sont engagés «pleinement à soutenir l’Ukraine tout au long de son parcours ».

« Le processus de réinstallation est transparent et adapté au peuple ukrainien », indique déclarant, sous la perspective de milliards de dollars de dollars d’idée inquiète, la corruption étant endémique dans le pays.

Le blé, le nouveau nerf de la guerre

Révolution du cours de l'année sur le marché d'Euronext du 2 au 2021
Révolution du cours de l’année sur le marché Euronext du 2 juillet 2021 – LAURENCE SAUBADU, VALENTINA BRESCHI, SYLVIE HUSSON / AFP

L’autre conséquence de la guerre, c’est la distribution de blé dans le monde. chercheurs de la Nasa. Selon des images satellites prises le 13 juin par la mission Sentinel-2 de l’Agence spatiale européenne et analysées par le programme, 22% des terres agricoles de l’Ukraine sont sous le contrôle de la Russie dans l’est et le sud du paie. Cela comprend 28 % des céréales d’hiver (blé, orge, seigle) et 18 % des récoltes d’été (maïs et graines de tournesol), précisez la Nasa dans sa note.

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Avant le début de l’offensive russe le 24 février, l’Ukraine – aussi appelée le grenier de l’Europe – fournissait 46 % des récoltes mondiales d’huile de tournesol, 9 % des exportations de blé, 17 % d’orge et 12% de la masse.

Les pays qui pourraient rejoindre l’Otan

Carte des pays membres de l'Otan et des prétendants à l'intégration à l'organisation, dont la Finlande et la Suède dont le processus de ratification de l'adhésion a été officiellement lancé le 5 juillet
Carte des pays membres de l’Otan et des prétendants à l’intégration à l’organisation, dont la Finlande et la Suède dont le processus de ratification de l’adhésion a été formellement lancé le 5 juillet – STAFF / AFP

Les 30 pays membres de l’Otan ont lancé ce mardi à Bruxelles le processus de ratification pour les adhésions de la Suède et de la Finlande, qui permettra à l’Alliance d’organiser une ligne de défense unie de l’Arctique à la Méditerranée face aux russes, mais dépendra aussi du bon vouloir d’Ankara. Le Canada était le premier payeur du rat dessert des deux prototypes d’actes. « Nous exhortons tous les pays membres de l’Otan à terminer rapidement leur processus de ratification afin de limiter les possibilités d’ingérence de la part d’adversaires », a plaidé le Premier ministre, Justin Trudeau.

Tout va dépendre de la Turquie. Président, Recep Tayyip Erdogan, donne son accord au sommet de Madrid à la mise en œuvre de la procédure, mais il a rappelé aux deux candidats les engagements pris. Les deux pays nordiques ont confirmé avoir renoncé à leur neutralité et décidé de rejoindre l’Otan à cause de la dégradation de la situation sécuritaire en Europe provoquée par la Russie.

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