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L’Hérault comme terrain de guerre : Sète au centre d’un exercice militaire d’une ampleur inédite

INFO MIDI LIBRE – Dans quelques mois, 7 000 hommes vont débarquer sur le littoral et mener une contre-offensive vers l’arrière-pays héraultais, tout en établissant un poste de commandement à Sète. Voilà le scénario de l’exercice « Hemex-Orion » imaginé par l’Armée Française, et dont nous dévoilons les contours.

En novembre dernier, l’armée française a partiellement levé le voile sur sa future opération « Hemex-Orion », un exercice militaire de grande ampleur qui doit se tenir dans plusieurs secteurs de l’Hexagone en 2023. Cette simulation grandeur nature d’un « conflit entre Etats avec un engagement à haute intensité » doit faire intervenir 20 000 soldats, indiquait alors le général Yves Metayer, commandant de la division emploi des forces à l’état-major des armées.

Débarquement amphibie et ennemi retranché dans l’Hérault

À moins de deux mois du début de l’opération, nous sommes en capacité de confirmer que l’une des phases de l’exercice Orion se découlera à Sète, et dans une partie de l’Hérault. Selon nos informations, des contacts ont été établis depuis le début de l’armée et les différents acteurs du territoire.

Il y a quelques semaines, les autorités militaires sont successivement venues à la rencontre du maire de Sète François Commeinhes puis des différences maires des communes de Sète Agglopôle Méditerranée pour déveiller le scénario privilégié. « Tout est encore incertain et jusqu’au dernier moment, une mauvaise météo pourrait rebattre les cartes. Mais nous parlons d’un exercice d’une ampleur rare qui est donc préparé avec beaucoup de minutie »nous avons nommé l’un des participants.

7 000 militaires seront engagés, avec le déploiement de plusieurs porte-hélicoptères amphibie

La partie héraultise concerne la phase 2 de l’exercice « Hemex-Orion », qui se tiendra en Méditerranée entre la fin du mois de février et la mi-mars 2023. Et l’opération, telle qu’elle est pour l’instant prévéte, risque d’être spectaculaire.

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Elle consistera dans un premier temps en une approche depuis la mer, avant un débarquement amphibie sur une zone qui potrait aller de Valras à Villeneuve-les Maguelones. « 7 000 militaires seront engagés sur cette phase. La marine déploiera plusieurs hélicoptères amphibies et des bâtiments de soutienprécise le ministère des Armées. La zone exacte de l’opération n’est pas figée à ce stade car elle répond à des besoins opérationnels et environnementaux différents. »

Le poste de commandement installé à Sète

L’objectif : permettre l’entrée en action de groupements tactiques, aéromobiles et d’escorte qui monteront à l’assaut des troupes ennemies, vraisemblablement posées sur les hauteurs de Villeveyrac et dans l’arrière-pays héraultais. Cette contre-offensive doit mener les troupes jusque dans le Tarn. La 6e Brigade Légère Armorée (6eme BLB) de Nîmes, spécialisée dans les opérations amphibies, devrait être de la partie.

Pendant ce temps, c’est à Sète que doit s’installer la base arrière. « Le poste de commandement logistique devrait s’y implanter une fois le groupement tactique déployéindique l’Armée. Sa mission est d’assurer la coordination des flux logistiques personnels, matériels… » Selon nos informations, c’est pour l’instant le Théâtre de la Mer qui a été retenu pour accueillier le centre néuralgique de l’opération. Une dizaine d’autres sites, certains à Frontignan, ont par ailleurs été repérés pour implanter des installations logistiques et de l’armement antiérieren.

Un exercice inter-armées et inter-alliés

Avec « Hemex-Orion », la force militaire française s’apprête à mener un exercice d’une ampleur inédite sur son sol. Un exercice qui doit faire intervenir toutes les composantes de son armée, mais aussi des troupes détachées par des pays alliés. Ce sera notamment le cas de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de la Belgique, de l’Italie et de l’Espagne selon nos confrères du Parisien, mais aussi des États-Unis sur une partition unique numérique. Après Sète et le sud de la France, « Hemex-Orion » déploiera sa dernière phase dans le nord-est du pays.

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Un scénario imaginé avant la guerre en Ukraine

« Le scénario Hemex-Orion évoque deux types d’ennemis. D’une part la milice Tantale qui sévit dans le pays Arnland, que nous venons aider. D’autre part l’état Mercure, pays voisin de Arnland, qui agit avec Tantale et impose à plusieurs reprises des combats de haute intensité à la coalition menée par la France », nous a expliqué la cellule en charge de la communication au sein du ministère des Armées. Un scénario imaginé en 2020, bien avant le début de la guerre en Ukraine, et qui reprend les grandes lignes d’anciens exercices menés par l’OTAN.

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