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Les pluviomètres confirment l’intensification des précipitations extrêmes dans les Cévennes

Le 14 septembre 2021, puis à nouveau le 3 octobre, des pluies torrentielles se sont abattues sur le Gardaí. Dans l’article qu’elle a publié pour commenter l’événement de septembre,
Météo France il mentionne que
ces aventures exceptionnelles semblent se répéter et son intensité moyenne dans la région a augmenté de 22 %, entre 1960 et 2010.

VIDÉO: Gard – 112 personnes ont été mises en sécurité dans les Cévennes après les inondations et les inondations, coupant les routes (France 3 Occitanie, 4 octobre 2021)

Cette évolution couvre différents scénarios. Dans un climat méditerranéen, l’une des caractéristiques les plus importantes est la très grande variabilité des précipitations, chaque point du territoire a une longue histoire pluviométrique, dans laquelle il est difficile de distinguer une tendance générale.

Mais nous allons montrer ici comment les plombiers des Cévennes nous ont permis de mettre en évidence l’intensification de ces pluies torrentielles au fil des années. Pour ce faire, nous nous mettons à la place d’un climatologue qui fait cette analyse, année après année, depuis 1970.

Réseau de 75 pluviomètres

Pluviomètre situé à Mirabel (Ardèche) © Brice Boudevillain / IGE (via Chat)

Le pluviomètre est un instrument de base, un simple réservoir qui recueille les précipitations pour en calculer la gravité, c’est-à-dire ce qui tombe à intervalles réguliers. Cependant, face à l’évolution du climat, il est le seul capable de fournir des mesures directes de précipitations de qualité homogène et ce depuis longtemps.

Pris individuellement, l’outil ne fournit qu’un point de vue sur la pluie. Dans un réseau, il décrit les énormes variations des précipitations dans l’espace, augmentant les chances de trouver des valeurs extrêmes. Il devient donc un observateur du climat très efficace, même s’il fait des reportages sur les forêts tropicales. moins complet que le radar météo.

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Les 75 pluviomètres du réseau utilisé pour notre analyse ont été installés et fonctionnent depuis les années 1950 dans la partie sud du Massif Central.

Carte de la région des Cévennes et de son réseau de 75 pluviomètres Météo-France utilisé dans notre analyse (coordonnées Lambert II étendues) © auteurs (via Conversation)

Cherchez un changement de pluie

L’ensemble des mesures utilisées correspond aux cumuls pluviométriques journaliers dont une seule valeur est maintenue par an – la valeur la plus élevée. C’est un moyen d’échantillonner des valeurs inconnues, indépendantes les unes des autres, et d’introduire un seuil de sélection arbitraire.

La manière classique d’analyser statistiquement ces lignes est de considérer que ces valeurs maximales sont tirées au sort dans la même urne. Mathématiquement, l’urne est représentée par une fonction de distribution des valeurs, appelée à tort « loi statistique » – en fait ce n’est pas une loi au sens physique mais une hypothèse de travail.

Sachant que le climat évolue, on est amené à imaginer que la composition de l’urne dans laquelle les valeurs maximales sont tirées au hasard change au fil des années. La réponse semble simple : il suffit de modifier les paramètres de la fonction de distribution au cours du temps.

Septembre 2021 à Aigues-Vives (Gard) après de fortes pluies © Sylvain Thomas / AFP (via La Conversation)

On suppose, par exemple, que pour ces paramètres la moyenne et l’étalement des valeurs maximales émergent linéairement au cours du temps. En pratique, l’ajustement d’un tel modèle aux données c’est sensible. Cette approche en fait un instrument pour tous les pluviomètres pour mesurer l’évolution vers des précipitations plus ou moins extrêmes.

Voyons comment, au fil des années, ces témoins climatiques se sont progressivement harmonisés entre eux pour exprimer l’intensification des extrêmes.

Obtenez une vue d’un réseau de pluviomètres

Ainsi, dans un réseau de pluviomètres, chaque instrument aura sa propre vision du régime pluviométrique et de son évolution. Cette vision intègre des caractéristiques uniques du régime pluviométrique sur l’ensemble de la région et est spécifique aux circonstances locales de chaque station, avec son histoire. Tous les pluviomètres ont « leur avis » sur l’intensification des extrêmes en fonction de leur expérience personnelle. Il est donc logique que la réponse apportée par un tableau de bord ne soit pas unique.

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Une figure chronologique montrant l’évolution du pourcentage des intensités pluviométriques annuelles maximales entre 1960 et 2020. La courbe rouge représente la moyenne des points, c’est-à-dire l’intensification moyenne qui serait estimée sur les Cévennes au fil des années. en fonction des données disponibles. Chaque point du graphique montre l’intensification du réseau de mesure de plomberie datant de 1958 à l’année indiquée en abscisse. Lorsque la densité des points est trop élevée pour être lue, elle est remplacée par un morceau de boîte. La case couvre environ 70 % des points qui diffèrent de la valeur moyenne en rouge avec un écart type maximal de un. La zone brisée couvre 95% des points, soit deux écarts types © auteurs (via Conversation)

Comme un aérobologue qui aurait synthétisé les réponses de cette série de pluviomètres d’année en année, nous montrons dans la figure ci-contre les pourcentages d’intensification que les 75 pluviomètres ont franchi depuis 1970. Cette figure révèle l’étalement de l’opinion au fil du temps qu’elle a développé très. L’ensemble de données s’est élargi au fil du temps, couvrant une période progressive au cours de laquelle le changement climatique est devenu de plus en plus largement communiqué.

Une intensification d’abord invisible en Méditerranée

Trois périodes se dressent dans le « consensus » de ces témoins du climat.

Jusqu’au milieu des années 1980, les pluviomètres donnaient des conseils très répandus. Autant d’entre eux ont fait état d’une baisse d’intensité entre 1960 et 2020 dans des proportions comprises entre 0 et 100 %. Les ensembles de données disponibles – une vingtaine d’années environ – étaient trop courts pour faire des statistiques fiables et le changement n’était pas encore perceptible.

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C’est la situation embarrassante dans laquelle se trouvent les climatologues lorsque les premiers rapports d’évaluation du GIEC en 1990 et 1995 citent le rôle du réchauffement climatique sur l’incidence des extrêmes.

Bien sûr, la tendance n’était pas visible dans la région méditerranéenne à cette époque.

Depuis vingt ans, la pluie mesure à l’unanimité

Dans les années 1990, un changement radical s’est produit. La variabilité des changements annoncés entre pluviomètres est réduite de moitié en raison de l’allongement de la période d’observation – la moitié de l’amplitude de la ceinture indiquée par les tirets (95 % des pluviomètres).

Plus important encore, la grande majorité des pluviomètres s’alignent sur le même Avis de Renforcement – les cases verticales (représentant 70 % d’un pluviomètre) entrent dans le camp de densification dans des proportions comprises entre 0 et 40 %.

Depuis les années 2000, cette unanimité est constante. Toutes les cases verticales sont positives et se resserrent généralement autour d’environ 20 % en moyenne.

À la lumière de nos analystes, leintensification exceptionnelle des pluies torrentielles cela semble insurmontable dans la région qui nous intéresse, et qui existe depuis une bonne décennie.

Cette analyse a été rédigée par Jean-Dominique Creutin, hydrométéorologue et Juliette Blanchet, chercheuse en variabilité des extrêmes hydrométéorologiques (tous deux à l’Université Grenoble Alpes).
L’article original a été publié sur un site Web
La conversation.

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