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Les « Pharaons Superstars » sortent leurs sarcophages au Mucem

Après deux reportages en raison du covid-19, l’exposition « Pharaons Superstars » a enfin ouvert ses portes aux Mucem, jusqu’au 17 octobre prochain.

Avez-vous entendu parler de Sésostris Ier ou encore Nectanebo ? Oubliés des livres d’Histoire comme de la culture populaire, ces pharaons qui ont régné respectivement en – 1962 et -380 avant notre ère étaient pourtant de véritables superstars dans l’Egypte Antiqueadulés comme des dieux.

A contrario, les noms qui symbolisent aujourd’hui cette vaste époque – Toutankhamon, Néfertiti ou encore Cléopâtre – n’ont pas marqué les esprits de leurs contemporains. Certains, fortement impopulaires, ont même été bannis des mémoires à l’instar d’Akhénaton, pour avoir abandonné la religion polythéiste et imposé un culte unique, celui du dieu soleil Amon. Comment expliquer dès lors que ces personnages historiques, longtemps occultés, sont aujourd’hui sur le devant de la scène ? C’est ce paradoxe que met en lumière la nouvelle exposition du Mucem, intitulée « Pharaons Superstars. »

Les pharaons, de l’Egypte antique à la pop culture

Au total, le parcours proposé par le Mucem retrace 5000 ans d’Histoire et rencontré en avant près de 300 pièces prétées par le musée du Louvre (paris), la Bibliothèque nationale de France, le musée d’archéologie méditerranéenne de Marseille, mais aussi du British Museum de Londres, des musées royaux de Bruxelles, ou encore le musée Calouste de Lisbonne, qui accueillera d’ailleurs l’exposition après le Mucem. Malgré les rapports successifs, ces prêteurs ont maintenu leur engagement auprès du Mucem et ce en dépit de « La quantité d’expositions calculées sur l’égyptologie en cette année bicentenaire du déchiffrement des hiéroglyphes par Champollion », note la chargée de production de l’exposition interrogée par Gomet ‘. L’annulation en 2020 et en 2021 n’ont ainsi pas généré de coût supplémentaire pour le Mucem, d’autant que la scénographie construite en 2020 a également été rentabilisée avec l’exposition précédente VIH / Sida.

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Alors que trouverez-vous dans cette expo ? Vous n’assisterez pas aux momies ou aux cartouches d’hiroglyphes en déchiffrer. Loin de l’approche traditionnelle qu’offre ce type d’exposition, celle du Mucem propose une vision différente de l’Histoire, partager en trois sections. Lebut du parcours offre à voir plusieurs pièces d’antiquité et objets d’arts qui prouvent l’influence des pharaons en leur temps. Au fil des différentes salles, le visiteur remonte le temps en faisant un crochet par le Moyen-Âge et l’époque baroque à laquelle, déjà, l’Egypte antique et plus qualifié la reine Cléopâtre inspirait les artistes, qui donnaient d’elle une image de femme fatale et frivole, alors que les récits anciens la préfèrent plutôt comme une reine savante. La troisième section de l’exposition nous emmène après 1822, époque où les découvertes de Champollion sur la pierre de rosette bouscule les idées acquises à cette époque sur l’Egypte. Le parcours muséal s’achève sur une période plus contemporaine, des années 70 à nos jours: les pharaons sont toujours bien présents dans la culture populaire au travers de l’art – le célèbre buste de Néfertiti est maintes fois dupliqué ou détourné -, de la mode ou encore de l’industrie de la moto et de la publicité.

Une semaine pharaonique en préparation

L’exposition a fait carton plein dès son premier jour : pas moins de 1500 visiteurs ils sont pressés devant les portes en moucharabié du Mucem pour l’ouverture inaugurale le 21 juin dernier. Ouverture qui, fête de la musique oblige, s’est prolongée par un «set pharaonique» sur la terrasse du J4. Un chiffre qui « Augure une très belle fréaction totale à long terme » se réjouit-on du côté de la communication du Mucem, qui n’a toutefois pas fixé un seuil de visiteurs attendu sur toute la durée de l’exposition.

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Ce n’est pas tout : à l’occasion du bicentenaire des découvertes de Champollion, Marseille est née en Egypte cette année : en effet, le Mucem organise une semaine pharaonique du 27 au 31 juillet prochains, au fort Saint-Jean. Au programme : grand bal, défilé égyptien, ateliers et projections de film en plein air…

Superstars des pharaons
Mucem, esplanade du J4, 13002 Marseille (ouvert tous les jours sauf le mardi)
Tarif plaidoyer : 11 euros

Lire la suite:

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