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L’absence d’un ministre marocain à Barcelone frustre sa première rencontre avec Albares Espagne

Le ministre marocain des Affaires étrangères Naser Burita et l’Algérie Ramtane Lamamra ont présenté leurs excuses pour sa présence de dernière minute au forum de l’Union pour la Méditerranée (UPM), qui réunit les 27 pays de l’UE ce matin à Barcelone avec 15 États côtiers de cette mer. Le couple s’est entretenu au téléphone avec son homologue espagnol José Manuel Albares et, selon des sources diplomatiques, a regretté de ne pas avoir pu y assister, affirmant que la rencontre coïncidait avec le prochain sommet organisé lundi et mardi à Dakar (Sénégal) entre les Africains Union and China., le premier prêteur et l’un des plus gros investisseurs du continent.

L’absence de Burita est frustrée par ce qui devait être le premier dialogue en face à face entre les ministres des Affaires étrangères des deux pays depuis le début d’une crise diplomatique en mai dernier qui a conduit le Maroc à appeler son ambassadrice à Madrid, Karima Benyaich, pour une consultation. entraînant l’entrée irrégulière de plus de 10 000 jeunes Marocains à Ceuta. Albares et son homologue marocain devaient se rencontrer en septembre à l’Assemblée générale de l’ONU, mais ce dernier a finalement annulé son voyage à New York et l’entretien a été reporté sans date.

Bien que le roi Mohamed VI ait eu des paroles de compromis envers l’Espagne, les relations ne se sont pas normalisées et il y a une semaine, l’Espagne s’est plainte diplomatiquement de l’installation d’une ferme piscicole dans les eaux des îles Cafarinas. Albares a intensifié la protestation, arguant qu’il s’agissait d’une question de friction commune entre les pays voisins, et était convaincu que l’incident n’entraverait pas le rétablissement des relations bilatérales. Lors de ses entretiens téléphoniques, le ministre a rencontré ses collègues marocains et algériens pour « continuer à travailler ensemble pour renforcer les relations communes », selon des sources diplomatiques.

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L’absence d’un ministre algérien est moins importante, puisque Albares l’a déjà rencontré le 30 septembre à Alger et le 21 octobre à Tripoli (Libye), tous deux dans le but d’assurer l’acheminement du gaz vers l’Espagne après la fermeture du gazoduc transitant par le gazoduc. territoire marocain, qui s’est produit le 1er novembre. L’absence de ministres marocain et algérien permettra d’éviter une crise en marge de la réunion qui s’est aggravée en août avec la rupture des relations diplomatiques entre les deux Etats maghrébins. Les deux pays sont au bord de la guerre depuis quelques semaines suite à la mort de trois chauffeurs de camion algériens dans l’attentat marocain dans l’ancien Sahara espagnol.

La rencontre sino-africaine au Sénégal et la nouvelle version du coronavirus, qui a également contraint les ministres des Affaires étrangères israélien et autrichien à annuler leur voyage, ont joué contre la nomination de Barcelone. Néanmoins, le record de fréquentation sur le forum UPM est battu : une vingtaine de ministres des Affaires étrangères et quelques secrétaires d’Etat. Entre autres, les chefs diplomatiques de la France, de l’Italie, du Portugal, de l’Égypte et de la Palestine ont confirmé sa présence. En prélude à la réunion formelle, Albares organise ce dimanche un dîner pour les collègues du Musée national d’art de Catalogne, auquel aucun représentant de la Generalitat ne devrait assister.

L’UPM est née en 2008 comme un forum de dialogue entre les pays riverains de la Méditerranée, en se concentrant sur les domaines où il est plus facile de promouvoir la coopération (protection de l’environnement et lutte contre le changement climatique ; développement économique durable ; inclusion et égalité des genres ; transformation numérique et protection civile) et éviter les nombreux conflits auxquels sont confrontés les voisins de cette mer : de la crise israélo-palestinienne à la crise algéro-marocaine ou entre la Grèce et la Turquie. Il devrait également aborder la stratégie de vaccination et la lutte contre la pandémie, qui ont contraint la réunion ministérielle à se tenir par voie électronique l’année dernière à Barcelone.

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Des rencontres en marge

Pour éviter que ces différends ne corrompent la réunion et pour empêcher des progrès dans d’autres domaines, aucun communiqué final ne devrait être autorisé. Néanmoins, des sources diplomatiques considèrent que l’UPM a survécu avec une participation croissante malgré les nombreuses crises et guerres dans la région. En effet, c’est aujourd’hui l’un des rares forums qui partage des pays voisins, ce qui encourage les rencontres bilatérales à se tenir en marge. Les coprésidents de l’UPM comprendront le haut représentant pour la politique étrangère de l’UE, Josep Borrell, et le ministre des Affaires étrangères de Jordanie, Ayman Safadi, ainsi que le secrétaire général de l’organisation, l’égyptien Nasser Kamel.

Puis, lundi après-midi, se tiendra la troisième réunion ministérielle UE-Voisinage, à laquelle participeront des représentants diplomatiques de 27 et neuf pays de la côte sud de la Méditerranée : Maroc, Algérie, Tunisie, Libye, Egypte, Israël, Palestine, Liban. et la Jordanie. La Syrie est suspendue en tant que membre de ce mécanisme de coopération et est exclue de l’UPM.

La réunion, à laquelle assistait le commissaire européen au voisinage et à l’élargissement, Olivér Várhelyi, portera sur la mise en œuvre du nouvel agenda pour un partenariat renouvelé UE-Rive Sud, approuvé en février dernier. Le budget pluriannuel de l’UE 2021-2027 prévoit un plan économique et d’investissement pour cette région de 7 000 millions d’euros.

Le début de ce forum coïncide avec la célébration, pour la première fois, de la Journée de la Méditerranée, instituée en 2020 pour promouvoir une identité commune et la coopération entre les habitants des pays touchés par cette mer tous les 28 novembre. A cette date, le processus dit de Barcelone a débuté avant l’UPM, en 1995.

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