La ville de Perpignan, qui a acquis l’immeuble la semaine dernière, a remporté le marché ce lundi 15 novembre 2021. Elle rachète les Dames de France pour trois millions d’euros.

Les Françaises renaîtront de leurs cendres. Quasiment à l’abandon depuis le départ de la Fnac en 2019, l’immeuble de style Art nouveau d’intérêt en 1905 se transforme en propriétaires un siècle plus tard pour accueillir notamment, sous le nom d’Ecole Xavier Niel 42, un centre de formation pour les développeurs informatiques de nouvelle génération. Un projet porté de longue date par Laurent Gauze, ancien président de l’ADE, l’Agence de développement économique de l’agglomération, et soutenu par le maire de Louis Aliot RN de Perpignan en tant que président de la communauté urbaine Robert Vila. Tous suspendus par la décision du propriétaire de l’immeuble, a priori ne tendait pas à céder son bien.

La Banque des Territoires et la Caisse d’Epargne, qui ont signé un bail emphytéotique avec la commune de Perpignan en 2004 pour une durée de 40 ans, ne semblent pas avoir manifesté trop d’enthousiasme pour cette opération, laissant le dossier sur statut qui est instable. La rumeur de rachat des Dames de France a couru en septembre dernier, ce que Louis Aliot a aussitôt rejeté. Finalement, deux mois plus tard, non seulement la solution est revenue sur la table, mais elle a abouti à une heureuse conclusion.

« Les directoires de la Banque des Territoires et de la Caisse d’Epargne, les deux actionnaires de la SCI, viennent d’accepter la proposition que nous leur avons présentée d’acquérir l’immeuble sur une offre pouvant aller jusqu’à trois millions d’euros. Perpignan prend ses responsabilités. afin de faciliter l’arrivée de l’Ecole 42 en centre-ville et de redynamiser un lieu stratégique pour l’économie urbaine », Stéphane Babey, le chef d’équipe de Louit Aliot, confirme ce lundi soir. Le porte-parole rappelle au nom du maire « L’installation de l’école 42 a été trop longue. Beaucoup de gens se sont mis d’accord sur son emplacement mais personne n’a bougé. Nous avons donc pris le dossier en étroite collaboration avec Robert Vila pour l’agglomération et Laurent Gauze ». L’objectif est de créer une association qui réunira la Ville, le nouveau propriétaire des Dames de France, la Communauté Urbaine ainsi que des partenaires privés. À notre connaissance, le tableau exact est opérationnel et devrait être terminé bientôt. « Nous espérons signer avec l’école 42 avant la fin de l’année pour une installation en juillet prochain et réintégrer les étudiants développeurs pour septembre 2022 », estime Stéphane Babey.

« L’école 42 est le moteur du renouveau l’économie de ce secteur de la ville a beaucoup perdu en quelques années

Perpignan ne veut plus perdre de temps. « L’école 42 est le moteur du renouveau du bâtiment, bien sûr, mais aussi de la place de Catalogne et de tout le quartier, sans oublier l’entrée de ville. C’est notre désir de perdre ce secteur stratégique perdu économiquement. assez dans quelques années »; regrette le directeur de cabinet en promettant de transformer les Françaises en un lieu de vie et de formation tourné vers la jeunesse.

Du point de vue de la communauté urbaine, Robert Vila est heureux. « C’est une étape décisive qui vient d’être franchie avec l’avènement de l’Ecole 42, dont nous soutenons pleinement la création », réitère le président de Perpignan Méditerranée Métropole, qui reviendra auprès des maires pour discuter de la faisabilité de déplacer la pépinière d’entreprises, l’office de tourisme ou d’autres infrastructures collectives vers les Dames de France. Lorsqu’il a éliminé Laurent Gauze, l’initiateur du projet, il salue l’aboutissement d’une solution. « Il manquait à l’immeuble un bâtiment pour abriter l’Ecole 42, Perpignan est en cours d’achat, ce qui est une bonne étape, une étape supplémentaire dans la réalisation de l’entreprise », réagit l’ancien président de l’Agence de développement économique.

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