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La nouvelle fusée Arianespace Vega C emportera deux cubes de Montpellier

Le vol est prévu pour mai et le Centre spatial universitaire s’attend à une année très réussie.

24° dans l’air, humidité 25% : dans la salle blanche du Centre Spatial Universitaire, le moindre paramètre est surveillé, pour protéger les précieux petits cubes recouverts d’électronique manipulés par Amaury Laurand et Benoît Heintz. Les ingénieurs, ce jeudi de janvier, ont sorti de leur sarcophage les deux prochains voyageurs spatiaux montpelliérains pour vérifier le bon fonctionnement de chaque module de communication. Le décollage approche.

Dix ans après la mise en orbite de son premier nanosatelet, vingt après l’intuition de son directeur, Laurent Dusseau, que « Des articles pas chers et faciles à porter » dont le succès est assuré, le Centre Spatial Universitaire de Montpellier (CSUM) s’apprête à vivre une année inédite.

Premier coup de Vega C

« Si ça marche, on devrait avoir quatre ou cinq lancements »glisse le professeur Hérault, que le Covid-19 est aussi « manque de composants de base, ce que nous utilisons dans les travaux pratiques avec nos étudiants », soyez prudent et patient. Trois ans de plus aucun cube de ces labos n’a pris « l’air », mais cette fois nous y sommes.

Sur la rampe de lancement de Kourou, à la mi-mai, ce sera Vega C, la nouvelle fusée de l’Agence spatiale européenne, fabriquée par Avio Italie, opérée par Arianespace, qui fera le vol de qualité. D’abord, puis. Et tout en haut, à côté du « gros » satellite, MTcube-2 et Celesta, des petits « mecs » carrés de 10 cm.

Deux vies en moins

« Nous les livrerons mi-avril, intégrés en déploiement, tube carré équipé de ressort et de porte. Nous les installons et lorsque le satellite principal est relâché, la porte s’ouvre et le ressort les expulse. » La maîtrise de ces aspects est une compétence supplémentaire et une source de revenus pour le CSUM. Dans ce cas, MTcube-2 et Celesta seront lâchés à 6 000 km de la Terre, soit dix fois la hauteur normale des nanosites et dans une zone « létale » où le « Le rayonnement est intense et quand personne n’y va »précisément la raison de ce choix.

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« Ils vont là-bas pour faire des mesures, pour étudier ce milieu inconnu », une description de Laurent Dusseau. Même si leur durée de vie n’excède pas deux mois…, ils n’auront aucune chance de « traverser » les autres cabines du CSUM à lancer en 2022 – Enso, qui étudiera l’hémisphère à la verticale de l’Antarctique à l’agence spatiale sud-africaine, et Hydrosat -, que le « gros » Robusta-3A Méditerranée.

Nanosatellite de Djibouti

Chaque année, le CSUM forme une cinquantaine d’étudiants qui sont assemblés par l’industrie spatiale et reçoivent des stagiaires dans le cadre des partenariats. L’un d’eux a été signé avec Djibouti, pour concevoir et lancer le premier satellite dans un petit pays d’Afrique de l’Est, et former les techniciens et ingénieurs de son agence spatiale. Le résultat de cette collaboration est Hydrosat, dont la mission sera de surveiller les ressources en eau locales. Un partenariat similaire vient d’être signé avec le Sénégal.

Connu pour s’engager dans la compréhension des phénomènes météorologiques cévenols, celui-ci prendra le centre d’un nouveau parcours. Imposant trois fois plus, soit 30 cm sur 10, il intègre, comme l’un des géants de la voile en orbite géostationnaire, une commande de vue (pilote) et un moteur de la société française Thrustme, un chef-d’œuvre de miniaturisation.

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