Le bras de fer opposant Force ouvrière (FO) à la Métropole Aix Marseille Provence prend un tour judiciaire. Syndicat majoritaire des agents métropolitains de la collecte, et quatorze personnels grévistes réquisitionnés ce week-end par la préfecture de police des Bouches-du-Rhône, ont déposé lundi matin un recours au tribunal administratif de Marseille. Les plaignants sont convaincus que l’acquisition de l’organisation par l’Etat est incontestable. Mardi, en fin de matinée, le TA a rendu sa décision. L’arrêté de réquisition ayant pris fin la veille à 19 heures, « les conclusions tendant à la suspension de l’exécution de cet arrêté sont devenues sans objet », déclarent les juges (La Provence).

Cependant, dans son verdict, condamné justice sur le fond les deux institutions attaquées, la Métropole et la préfecture de police. « Ni la préfète de police des Bouches-du-Rhône qui n’a pas produit de mémoire en défense ni la Métropole Aix-Marseille-Provence ne produit aucun élément de nature à établir les risques avancés dans l’arrêté en litige en termes de sécurité sanitaire résultant de l’accumulation des ordures ménagères (…) », Considérez le parquet. L’État est en conséquence condamné à verser 1000 euros aux quatorze concernés, ainsi qu’à FO au titre des frais judiciaires.

Marseille 6e arrondissement, lundi 24 janvier (crédit : Gomet’)

Sur demande de la Métropole, la préfecture de police a annoncé vendredi l’obligation pour tous les agents de nettoyer les rues de Marseille. « Cette situation représente une menace pour le sauvetage et la sécurité de la puberté », Déclarait dans un communiqué la préfète de police, Frédérique Camilleri, pour justifier cette mesure radicale. « Une réalisation dans le bout de 72 heures, c’est du jamais vu en France », S’insurgeait en retour Patrick Rué, délégué syndical FO, lundi matin devant les caméras de BFM Marseille, avant d’engager une procédure judiciaire.

La Métropole attaque FO en retour

La Métropole décide de riposter. L’institution a déposé mardi soir une seconde requête auprès de la préfète de police des Bouches-du-Rhône, afin de solliciter une nouvelle réquisition. Cette fois-ci, elle sera « étayée de nombreux documents permettant aux représentants de l’État de justifier la situation gravissime subie par les Marseillais en matière de santé publique », Prévient la Métropole dans un communiqué.

La Métropole engage le meme à l’occasion de l’action de TA le Marseille. L’institution exécutée par Martine Vassal souhaite obtenir une condamnation de FO. La seule manière selon elle de « faire cesser le blocage des garages et des centres de transfert, qui empêche les non-grévistes de travailler librement, conformément à la loi », Rappelle la Métropole. Elle dénonce « des blocages illégaux entraînés par des individus encagoulés qui sont aujourd’hui à l’origine de l’accumulation de près de 3 000 tonnes d’ordures ménagères sur la voie publique ».

L’exaspération des habitants s’exprime dans des pétitions en ligne

Le col est profond face au deutéronome des rues. De nombreuses légions en ligne ont été créées ces derniers jours. L’une d’entre elle, signée par de nombreux collectifs et acteurs associatifs (1 Déc Par Jour – Clean My Calanques – Marseille Poubelle La Vie – Projet Azur – Un Océan de Vie – Recycle Plastique – Recyclop – Green Minded – Sauvage Méditéranée – Wings of the Ocean – Projet Rescue Ocean Marseille – Mer Veille – Surfrider Coordination Méditerranée – Marseille Vert – Zero Waste Marseille – Watch The Seapar le collectif Clean my calanques) a été publié sous la forme d’une lettre ouverte à Martine Vassal, la présidente de la Métropole. Elle a recueillir plus de 2200 signatures en quelques jours. De son côté, la page Facebook Poubelle la vie a déposé une autre pétition demandant la tenue d’Atouts de la propreté à Marseille. Près de 2000 personnes justifient l’initiative mercredi 26 janvier.

« On ne reprendra le travail que quand on aura un accord écrit et signé par tout le monde ! »

Patrick Rué

Pendant ce temps la greve continue, et les revendications des éboueurs restent conservées depuis mardi 18 janvier. « On ne reprendra le travail que quand on aura un accord écrit et signé par tout le monde ! », signe de Patrick Rué des aveux d’une conférence de presse organisée par le mi – mi – rapporteur par 20 minutes. Les syndicats réclament depuis le mi-janvier un renforcement de la protection des agents de la collecte dans un contexte de crise sanitaire, et des primes par dimanche et jours fériés travaillés. En charge des liaisons avec la Métropole, le vice-président Yves Moraine jues ces revendications illégales. À Marseille, le service public assure la collecte des déchets dans neufs arrondissements (1er, 4e, 5e, 6e, 7e, 8e, 9e, 10e, 11e, 12e et 13e).

Patrick Rué sur une affiche de la mutuelle de la Métropole pendant la greve de décembre 2021 (archives Gomet'.
Patrick Rué sur une affiche de la mutuelle de la Métropole pendant la greve de décembre 2021 (archives Gomet’).

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