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Invasion du crabe bleu en Méditerranée : des pistes de développement économique

Programme Touch pêcheurs vont être aidés et un scientifique relancé.

Que faire des crabes bleus ? Cette espèce invasive originaire d’Amérique du Nord, signée en Espagne en 2018, remonte depuis, inexorablement, les étangs d’Occitanie où elle fait des ravages puisqu’elle mange tout. Notamment à Canet-en-Roussillon (PO) où les pêcheurs d’anguilles voient leur activité menacée depuis deux ans. L’année dernière, ils sont sortis 10 tonnes de cOllinectes sapidus, soit 25 000 crabes, qui non contents de tout manger, détruisent aussi les filets avec leurs puissantes pinces.

Les petits métiers, lassés, ont décidé de ne plus les prélever et des cas ont été signalés jusqu’en Camargue mais aussi en mer par certains pêcheurs catalans…

Une enveloppe de 122 000 € déboguée par la Région

Face à ce constat, des aides financières viennent d’être mises en place

. D’abord pour aider la profession impactée. Ensuite, c’est une enveloppe de 122 000 € qui est déboguée par le Régiment Occitan pour être réalisée par un scientifique réalisant l’opération Banyuls-sur-Mer avec l’Unité Perpignan et les petits métiers. « Là, c’est du concret car le préjudice est énorme. Pêcheurs et scientifiques vont travailler ensemble, mais ce qu’il faut maintenant, c’est arriver à vendre, à commercialiser le crabe bleu »,

réagit Bernard Perez, président du CRPM (comité régional des pêches). « Nous cherchons des solutions de gestion et de régulation de l’espèce », complète le premier vice-président de la Région, Didier Codorniou, qui compte sur le Cépralmar qui a œuvré au développement des cultures marines pour trouver des pistes. Elles s’entrevoient déjà sachant qu’il s’agit de résoudre cette délicate équation : tenter d’éradiquer l’espèce tout en l’utilisant mais sans en dépendre, « faire d’un inconvénient un atout »,

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comme le résume-t-on du côté de la Région.

Une femelle peut pondre jusqu’à 3 millions d’œufs

Sachant qu’une femelle peut pondre jusqu’à 3 millions d’œufs, une jeune start-up de Montpellier développe une solution. Encourager la pêche intensive de l’espèce pour en faire de la bouillie sous vide, frais et congelé. Et pourquoi pas sous forme de beignet. D’autres entreprises voudraient vendre le crabe bleu comme appât. L’équipage de Porte-la-Nouvelle sera fier de l’intérêt de manœuvres plus organisées.Olivier Bassalade, lui, qui a distribué jusqu’à ce vendredi la poissonnerie des Arceaux à Montpellier en vendait déjà occasionnellement et il l’assure : « C’est un crabe assez fin, très pris en Chine où il est farci

j’en vendais ponctuellement à une clientèle d’amateurs. »

400 000 € d’aide sur deux ans (Région et État pour 90% et syndicat du Reart).

Les sélections de la cometé régionale des pêches Trois écoutes étaient en présence jeudi pour élire les représentants des pêcheurs au niveau régional : la CGT, le syndicat des petits métiers CFDT et la liste FFSPM-CFTC. Cette dernière est arrivée en tête et qui va réélire prochainement l’actuel président du Comité régional des pêches Bernard Perez.

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