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Guerre russo-ukrainienne | impact sur les pays de la rive sud de la Méditerranée : Que faire face à la dépendance énergétique et alimentaire ?

La guerre russo-ukrainienne fait trembler le monde. Les observateurs suivent de près et au crible l’évolution d’un conflit qui marquera à jamais l’histoire du monde et rebat les cartes d’un ordre mondial en gestation. Quel serait l’issue de ce conflit ? Quelle nouvelle reconfiguration de la scène internationale et quel impact sur les pays de la rive Sud de la Méditerranée, et notamment la Tunisie ? Autant de questions ont été soulevées lors du débat « La guerre russo-ukrainienne : vue de la rive sud de la Méditerranée ».

Dans le cadre de la série de ses « Grands débats », le média électronique Univers News a organisé, lundi dernier à Tunis, son premier débat sur le thème « La guerre russo-ukrainienne : vue de la rive sud de la Méditerranée ». Y ont pris part une pliade d’éminents spécialistes : Radhi Meddeb, président du Centre financier aux entrepreneurs, Hatem Ben Salem, ancien président de l’Ites, Mohamed Hsaïri, ancien ambassadeur, Rafaâ Tabib, professeur en géopolitique et relations internationales Nabil Smida, président de l’Atpg et ancien P.-d.-g de la Sndp-Agil.

Les éminents spécialistes participant à ce débat se sont focalisés sur la guerre en Ukraine et les menaces de Vladimir Poutine qui n’ont pas été prises au sérieux par le monde occidental, pourtant elles étaient claires. Le coût de la guerre russo-ukrainienne était jugé prohibitif pour qu’on l’imagine possible. Mais, également, ses conséquences sur le monde de demain vont être considérables.

L’Afrique, mais aussi une partie de l’Asie, découvre également sa dépendance alimentaire à l’égard des pays du bassin de la Mer noire. Ils subiront les effets de l’augmentation durable des prix des céréales, avec les risques de perturbation durable du commerce international, des difficultés d’approvisionnement des grands pays et des risques de troubles sociaux.

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Les pays du Sud risquent de subir une véritable hécatombe économique et financière.

La crise ukrainienne s’est invitée dans la proximité de notre quotidien, non pas comme un titre dans les journaux, mais comme un sentiment partagé d’une menace sur notre panier alimentaire. Près d’un mois après le début des opérations et de l’entrée en vigueur des mesures coercitives occidentales contre Moscou, les fonds déposés ont commencé à se faire connaître dans les milieux des économies à travers notre région.

La chute de certaines monnaies face au dollar a été accompagnée par des navettes de diplomates accueillies dans les capitales afin de mobiliser des alliés dans la guerre économique occidentale contre la Russie.

C’est-à-dire que, contrairement au discours fataliste, notre région n’est pas aussi démunie face à ce séisme géopolitique qui s’annonce et qu’elle détient des cartes maîtresses.

En effet, les pays du Sud et dont le développement dépend, en grande partie, des partenariats avec le Nord, risquent de subir une véritable hécatombe économique et financière. Pour la première fois depuis des décennies, on reparle de pénuries alimentaires et de risque de famine. Les chaînes de valeur, de production et de distribution font face au défi du dysfonctionnement permanent. Le secteur des énergies est sous la coupe de la spéculation et du dérèglement prémédité afin de créer une véritable flambée des prix.

Au niveau national, la guerre va certainement impacter les équilibres macro et micro-économiques de l’économie tunisienne. Deux secteurs sont directement touchés : le secteur alimentaire et le secteur de l’énergie.

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De ce fait, l’impact est direct sur nos importations de produits pétroliers, ayant par conséquent des effets financiers sur le budget de l’État et la caisse de compensation des produits énergétiques, ainsi qu’un effet économique, en termes d’aggravation dueséquilibre de la balance courante des produits et des services.

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