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Guerre en Ukraine : « N’oubliez pas les autres réfugiés, les invisibles », alerte une association

Alors qu’un élan légitime se crée pour accueillir les réfugiés ukrainiens, certaines associations, comme AMIVH dans l’Hérault, continue à se mobiliser pour les migrants d’Afrique ou du Moyen-Orient, qui peinent souvent à se faire accepter.

Accueil migrants Vallée de l’Hérault. Tout est résumé dans le nom de l’association et la profonde humanité de la cause irrigue les veines de Catherine et Christian, qui en parlent avec une sincérité passionnée. Créée il y a quatre ans à Gignac, l’AMIVH se dit « solidaire de tout ce qui se fait pour venir en aide aux réfugiés ukrainiens » mais elle appelle à « ne pas oublier tous les autres, les invisibles, ceux qui viennent du Sud après avoir parfois traversé la Méditerranée au péril de leur vie. »

Hébergement, droits sociaux mais aussi partage

Qu’ils soient Guinéens, Afghans, Syriens, Géorgiens, Marocains, qu’ils s’appellent Salma, Yanussa, ou Safi, l’association a porté secours à bon nombre de migrants qui n’étaient pas toujours les bienvenus. « Notre rôle c’est de trouver des solutions d’accompagnements à ces familles démunies qui, pour certaines d’entre elles, ont également fui la guerre ou des régimes totalitaires, raconte chrétien. On les aide à trouver des solutions d’hébergement temporaires, à défendre leurs droits fondamentaux et sociaux et on leur apporte du partage, de l’échange, essentiels pour pouvoir s’intégrer. « 

Caler un rendez-vous avec un avocat, une assistante sociale, décrocher un petit boulot, se porter garant pour un loyer : l’association simplifie tout ce qui pourrait devenir insurmontable pour un étranger débarquant dans notre labyrinthe administratif. Il faut parfois aussi épauler des jeunes mineurs isolés, pris en charge par les départements à leur arrivée « mais qui se retrouve à la rue à 18 ans ».

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Susciter des vocations de familles d’accueil

« Des familles de l’association se relaient parfois pour héberger un réfugié, il y a aussi de la solidarité entre nous. Nous voulons vraiment faire passer le message que ces personnes sont des familles comme nous, jetées sur les routes, et qu’il ya beaucoup à gagner à les accueillir, à les connaître, c’est du gagnant-gagnant « insiste Catherine.

L’AMIVH a reçu quelques logements vacants sur le peteur mais peine à faire intervenir les municipalités pour les rendre disponibles. « Nous avons lu la lettre de Gérald Darmanin demandant aux élus de se mettre en disposition d’accueillir les Ukrainiens et nous nous disons qu’il y a peut-être une porte entrouverte pour que tous les réfugiés en profitent »,J’espère chrétien. L’appel est lancé. Pour rattraper les préjugés, les peurs. Et donner à chaque réfugié, d’où qu’il vienne, la part de bienveillance qu’il mérite.

100 pour un !

L’AMIVH lance l’opération « 100 pour un! » Elle cherche 100 domanteurs s’engageant à verser mensuellement 5, 7, 10, 20 € … sur une durée d’un minimum. des sommes qui permettent de louer des logements à disposition de migrants. Contact : accueilmigrants valleherault@gmail.com.

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