Une fois de plus mis en avant par la majorité du département PS-PC pour lutter contre la raréfaction de la ressource, un syndicat mixte de gestion de l’eau ne fait pas l’unanimité.

Malgré les appels de la présidente du département Hermeline Malherbe ainsi que de la première vice-présidente et maire Elne Nicolas Garcia à créer un syndicat mixte de production d’eau potable réunissant tous les acteurs politiques afin de conserver une ressource de plus en plus rare, dont certaines institutions ne semblent pas prêtes à partir travailler.

Sous l’emprise de ce mercredi 27 octobre, la gouvernance de la communauté urbaine de Perpignan Méditerranée n’a pas souhaité répondre à nos demandes confirmant la réticence de la collectivité territoriale à créer la structure. Pierre Parrat, élu de Perpignan à la Ville et à la communauté urbaine, président du syndicat mixte passerelle du bassin de la Têt, ne cache pas son hostilité. Hermeline Malherbe et Nicolas Garcia présentent une vision politique de la politique de l’eau. Sur les questions de ressources, il existe une union de la nappe phréatique et des unions de portail. Certains d’entre eux se réveillent parce que nous sommes en période de déficit, mais il est hors de question que nous soyons l’otage de cette volonté politique. L’intérêt général est géré autrement ».

« L’Agglo de Perpignan est celle qui a le plus de besoins et le moins de ressources »

Reste que, selon nous, cette future union pourrait voir le jour sans la communauté d’agglomération de Perpignan et la lumière de Saint-Cyprien, hostiles à ce bassin de production et donc à la maîtrise de la ressource. Une réunion de pré-configuration se tiendra en décembre au cours de laquelle le Département devrait réaffirmer son souhait que la présidence et le leadership ne soient pas dans la gestion de ce syndicat.

Sans surprise, la position de la communauté urbaine sur cette question, Nicolas Garcia regrette aussi « barrières politiques ». Selon lui, « L’agglomération de Perpignan sera celle qui aura le plus de besoins et le moins de ressources. Elle aura plus que toute autre besoin de solidarité territoriale. est un outil pour anticiper ce problème majeur ».

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