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Frontignan : sur le chemin de Poussan, un bassin pour les eaux de ruissellement

Un bassin de rétention de 25 000 m3, destiné à récupérer les eaux de ruissellement, est en cours de creusement entre Frontignan et le massif de la Gardiole.

Non, ce n’est pas le chantier de la nouvelle piscine, promise par l’Agglo de Sète à la Ville de Frontignan, qui a démarré fin octobre en bordure du chemin de Poussan, à un – gros – lancer de bonnet de bain du Massif de la Gardiole. Si l’infrastructure tant espérée verra le jour du côté de l’aire des loisirs au Sud de la cité muscatière, ce nouveau chantier au Nord est tout aussi porté par l’institution supracommunale.

25 000 mètres3 d’eau venant de la Gardiole

Il s’agit d’un bassin de rétention d’un fort beau gabarit puisqu’il pourra contenir, une fois opérationnel en avril 2023, quelque 25 000 m3 d’eau. « Il a pour objectif de capter les eaux de ruissellement provenant du massif de la Gardiole », explique Jérémy Gallion, qui fait partie de l’équipe projet cycle de l’eau à Sète Agglopôle Méditerranée, Archipel de Thau. Quelle basse « a été configuré pour retenir une pluie de retour cinq ans »c’est-à-dire la plus grosse précipitation de ces cinq dernières années.

Le chemin de Poussan se transforme en rivière

Les études ont permis de montrer que, dans ce secteur de la commune frontignanaise, toute l’eau tombante sur 100 hectares de massif en amont descend finalement par ce chemin de Poussan. « À l’origine, ce bassin était prévé plus bas, le long de la route de Balaruc, mais on s’est rendu compte que c’était plus pertinent de la construire en bordure de ce chemin de Poussan qui se transforme en rivière lors de fortes pluies ». Une fois le gros trou creusé et achevé, il suffira ensuite de « modifier le profil de la chaussée » pour que ces eaux de ruissellement partent directement dans le bassin. Autant d’eau qui ne dévalera plus dans les rues en contrebas. Le dernier gros épisode pluvieux en octobre avait d’ailleurs provoqué quelques déjàuts jusque sur la chaussée du rond-point Francis Cayuelas où l’on y trouva cailloux et boue melanges.

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Il doit se vider en 24 h

Et s’il se remplit un jour d’un coup à cause de fortes pluies, ce bassin devra se vider dans le même tours de temps. « Réglementairement, nous sommes obligés de créer un exutoire pour qu’il puisse se vider en 24 h au cas où il y aurait un deuxième épisode brut de précipitation », commente le spécialiste. Tout en précisant qu’un dispositif permettant une infiltration maximale sera placé au sein de l’équipement hydraulique par des systèmes de ralentissement du flux d’écolement des eaux.

Une intégration paysagère

La phase de terrassement devrait se terminer en mars 2023 et le bassin sera hydrauliquement opérationnel au mois d’avril en cours. Il fera également l’objet d’une intégration paysagère avec la plantation de plusieurs essences d’arbres et de végétaux dont les racines sont destinées à maintenir les flancs du bassin. « On a passé un marché spécifique pour la gestion des plantations », annonce Jérémy Gallion. La société ayant le marché devra assurer un suivi de ses actions durant trois ans.

Une démarche écoresponsable autour de la terre

Un équipement dont on commence à saisir l’imposante taille grâce à un travail continu de terrasement. Mais qu’on se rassure, la terre prélevée n’est pas définitivement perdue. Dans le cadre d’une démarche écoresponsable, les camions-bennes vident leurs chargements de quelques hectomètres plus haut. « C’est une terre de très bonne qualité, qui n’est pas polluée »explique Jérémy Gallion. « Elle sert donc pour amender des colis qui sont situés à proximité ».

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