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Frontignan : quand les subventions aux associations marquent les clivages entre élus

Les dossiers attribués aux associations, jeudi 28 avril lors du conseil municipal de Frontignan, ont donné lieu à des échanges musclés entre majorité et opposition.

Après avoir parlé gros sous avec l’examen des comptes administratifs et de gestion, sans que cela ne soulève aucune objection de l’opposition, les élus de Frontignan, réunis jeudi 28 avril en conseil municipal à la salle de l’Aire, ont été un peu plus monopolisés sur deux dossiers concernant les subventions aux associations.

510 573 € pour les associations

La première connectait la liste traditionnelle des aides transmises par la Ville aux diverses structures associatives locales. Cela représente la somme de 510 573 €. Par la voix de Gilles Ardinat, l’opposition a expliqué qu’elle voterait cette délibération – « eugard à l’importance de l’action des associations » – tout en s’étonnant de l’aide financière versée à la CGT (300 € dans les faits, NDLR) « quitte avelé appelé à faire barrage entre les deux tours ». « Toutes les associations sont importantes dans la vie d’une ville. Nous ne sommes pas là pour faire des pinaillettes politiques d’un autre siècle »lui a rétorqué le maire Michel Arrouy.

Le cas SOS Méditerranée

Le second avait comme sujet l’adhésion de la commune à la plateforme collectivité de l’association SOS Méditerranée – qui sauve les réfugiés en Méditerranée – et le versement d’une association de 1 000 €. « C’est démagogique. Vous vous achetez une bonne conscience humanitaire », une lance Gilles Ardinat annonçant que l’opposition voterait contre. Et le soutien d’Eric Zemmour de poursuivre « on sait bien que la seule solution, c’est que ces personnes ne viennent pas. C’est totalement irresponsable de tenir un tel discours ».

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« Il y a un gouffre qui nous sépare »

Une position qui a provoqué un péage sur la major. Et de multiples réponses. Loïc Linares : « ces gens n’ont pas d’autres choix que de fuir. Fermer les frontières, c’est l’inverse de l’histoire de l’humanité ». Jean-Louis Bonneric : « un humain reste un humain, quelle que soit son origine ». Olivier Laurent : « vous faites honte à l’humanité ». Et Michel Arrouy de conclure : « cette association sauve des gens. C’est une tradition que l’on connaît à Frontignan avec le Roger-Juliette à l’époque. Sur ce sujet-là, il y a un gouffre qui nous sépare et je suis bien content d’être de mon côté du gouffre ». La délibération est adoptée.

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