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[Festival] Il est recomposé au Festival Aflam

Après deux ans d’interruption des rencontres avec le public, le Festival Aflam, rendez-vous annuel dédié à la valorisation des œuvres cinématographiques en provenance du Maghreb et du Moyen-Orientest, est de retour à Marseille du 24 mars au 3 avril. Cette 9e édition se déroulera au Mucem, à la Fabulerie, au Polygone étoilé et au Vidéodrome 2 pour offrir aux spectateurs un foisonnement de propositions : projections, hommage au cinéaste algérien Merzak Allouache, cafés-cinés, rencontres et débats et univers. et autant d ‘échanges autour des films et du thème de l’histoire mémorielle et de l’héritage du passé.

Le passé se conjugue au présent

Cette année la réflexion porte sur l’histoire et la complexité des identités à travers 40 films (documentaires et fictions) pour la plupart des inédits, en provenance d’une douzaine de pays arabes (Algérie, Arabie Saoudite, Egypte, Liban, Maroc, Palestine, Tunisie, Syrie, Soudan…). Nombre de cinéastes témoignent de la nécessité de restituer une mémoire collective et se sont saisis des images d’archives – matériau par essence cinématographique – pour relater l’histoire de leur pays, ou des souvenirs qu’il en reste, dans de nouvelles formes cinématographiques.

À cet égard,le documentaire présenté en ouverture Le Marin des Montagnes de Karim Aïnouz est un illustré parfait. Une race intime et pokétique de kinase – brésilienne par sa mère et kabyle par son père – dans laquelle il raconte son voyage en Algérie où il se rend pour la première fois. Comme une lettre posthume adressée à sa mère avec laquelle il projetait ce voyage. (Jeudi 24 mars à 20h au Mucem).

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Suivront pendant 10 jours, une pliade d’oeuvres singulières parmi appelées Leçons de cartographie du cinéaste et artiste cairote Philip Rizk, onu montage d’archives sur le soulèvement de masse couvrant la commune de Paris en 1871 jusqu’à des exemples plus récents d’auto-organisation en Syrie, ou encore Avant le déclin du jour de Ali Essafi qui explore la mémoire des luttes au maroc. D’autres films, plus ancrés dans le présent, à l’instar de 40 ans et une nuit, du saoudien Mohammed Alholayyil, remettent en question l’ordre social ou revendiquent leur droit à la différence comme La guerre de Miguel de Libanaise Eliane Raheb. De quoi réjouir les cinéphiles et autres chercheurs de perles rares…!

Coup de chapeau à Merzak Allouache

Merzak Allouache (Crédit : DR)

Cette année, la fête mettre à l’honneur le réalisateur algérien Merzak Allouache. Révélé au Festival de Cannes en 1976 avec son premier long-métrage Omar Galatto, ce précurseur de la jeune génération de cinéastes n’a eu de cesse depuis quarante ans de raconter la société algérienne avec un cinéma toujours très au fait de l’actualité et de ses concitoyens. La rétrospective qui lui est consacrée a été choisie par les cinéastes algériens Hassen Ferhani et Nabil Djedouani, des films qui témoigne de l’engagement du réalisateur pour son pays et sa ville Alger. Ville de Bab-El-Oued (1995), Normal! (2011), Madame Courage (2015), et bien sûr Omar Galatto (1976). Cerise sur le gâteau, le cinéaste sera présent dans le cadre d’une rencontre, animée par Hassen Ferhani et Nabil Djedouani (dimanche 3 avril à 15h à la Fabulerie)

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D’autres temps fort marqueront cette édition. Les projections et premières entrées « Solidarité transnationale & Pionnières du documentaire » seront présentées dans la nouvelle section section au cinéma cinématographique. Ces films d’archives permettent la découverte de documentaires réalisés par une myriade de cinéastes engagés dans les luttes internationalistes jusqu’en 1980 et de requestionner leurs motivations. Que ce soit Afrique 50 (1950) et L’Algérie en flamme (1958) de René Vautier, La zerba ou le chant de l’oubli d’Assia Djebar, présentés dans le cadre du 60e anniversaire de l’indépendance de l’Algérieous Palestine et flammes (1978) de Monica Maurer, en lien avec la résistance des palestiniens, ou encore des films dédiés aux pionnières du cinéma comme Parce que les racines ne meurent pas (1976) de Nabila Lotfy. Ces projections sont accompagnées des prescriptions de débogage de nombreux invités (au Polygone étoilé et au Vidéodrome 2). Un programme riche en découvertes qui témoigne de la créativité et de la vitalité des cinéastes venus de l’autre côté de la Méditerranée.

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