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« Convoi de la liberté »: que faut-il attendre du mouvement qui se développe en France ?

Apparu dout les tous derniers jours de janvier sur les réseaux sociaux, dans une volonté européenne de transposer le mouvement des routiers canadiens hostiles à l’obligation vaccinale, le phénomène a explosé à l’approche des premiers départs, programmes cerens cered de Montpellier. Revendiquant la défense des libertés, avec des promoteurs insaisissables très organisés.

Comment trouver le Convoi de la liberté ou plutôt les multiples colonnes qui prendront la route entre ce mercredi et jeudi selon leur éloignement de Paris ? Pas au mouvement routier des canadiens, les poids lourds seront marginaux sur les routes départementales et nationales que les « convoyeurs » annoncent vouloir emprunter.

« C’est un mouvement complètement extérieur à la professionobserve Françoise Gleize, déléguée Occitanie Méditerranée de la Fédération nationale du transport routier. Ils appellent les conducteurs à la mobilisation, mais la situation canadienne n’est absolument pas transposable en Europe, où il n’y a pas d’obligation de présenter un passe en franchissant les frontières « contre-indiqué dans la situation nord-américaine à l’origine du blocage d’Ottawa par des poids lourds.

Pas de pass nécessaire pour un chauffeur allant d’un Etat à l’autre, pas plus « pour travailler, les entreprises ne le réclamant pas, ni entrer dans les relais routiers listés par les préfets depuis le premier confinement »indique Christophe Denizot, secrétaire général du syndicat Sud Solidaires transports routiers, qui n’a lancé aucun appel, comme les autres syndicats, à rejoindre ces convois. « Ce mouvement ne nous regarde pas »balaye Alexandre Clareton, le patron du transporteur éponyme de Thézan-les-Béziers, qui souligne que les conducteurs ne sont que rarement propriétaires de leur camion, en France, et n’en disposent pas à leur gré.

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280 000 membres sur la page Facebook

Parmi les chauffeurs effectivement indépendants, certains rejoindront sans doute Paris d’ici vendredi soir. Mais ce sera au milieu de voitures et de motos, de camping-cars et de fourgonnettes de particuliers, fédérés par les réseaux sociaux – un groupe Facebook, Le Convoi de la liberté, qui tutoyait mardi les 280 000 membres – et des organisateurs insaisissables, au nom de Convoi France.

Leur credo, celui de « citoyens » qui entendent récupérer leurs libertés, droits fondamentaux, « l’accès inconditionnel aux soins, à l’éducation et à la culture », le respect de la Constitution. Qui clame « stop au sacrifice des enfants et de la jeunesse, cesssons la maltraitance subie quotidiennement! » La « fin de ce coronacircus »lâche Paule, dans l’Aude, seule à avoir répondu à nos interrogations.

Une émergence qui ressemble à celle des « gilets jaunes »

Le mouvement se veut solidaire et non-violent, exclut l’appel au désordre, prêche la bonne humeur et l’entraide. Un ton que l’on ne retrouve pas forcément dans tous les commentaires publiés sur le groupe Facebook, où l’on parle aussi volontiers de vaccin, de pouvoir d’achat, de prix des carburants, de beaucoup de médias, de « gilets jaunes ». Pas tout à fait par hasard.

Ic eux le Convoi de la liberté partage son émergence hors toute structure et organisation classiques. Et cette difficulté des observateurs d’en anticiper, d’en évaluer du coup l’ampleur.

D’où sont-ils parents dans la région ?

Six trajets au moins sont dessinés sur la carte de France, chacun avec un code couleur et des ramifications régionales convergentes vers des villes centres ou étapes. Au départ de l’ex-Languedoc-Roussillon, deux sont proposés au départ de Perpignan et Montpellier – un troisième à confirmer par le centre depuis Juvignac, à l’ouest de l’ancienne capitale régionale. Le département de Montpellier est prévu à 8 h 30 jeudi, avec un point de ralliement à Avignon pour les Nimos, à Montélimar pour les Alésiens (départ à 12 h). De Perpignan, le Convoi est annoncé à 14 h ce mercredi (16 h à Carcassonne).

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