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Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD 8) : La Tunisie, porte d’accès vers l’Afrique

C’est l’un des plus importants rendez-vous économiques qu’accueille la Tunisie durant le prochain week-end. La Ticad 8, qu’organise le Japon, une des premières économies mondiales, au profit de l’Afrique, contribuera sans aucun doute à la résolution de la crise économique en Tunisie au vu de l’enjeu financier et économique.

Placées dans un contexte post-Covid-19, les discussions au cours de cette huitième conférence s’articulent autour de trois axes : « Atteindre une croissance durable et inclusive avec une réduction des inégalités économiques », « Parvenir à une société durable et résiliente fondée sur la sécurité humaine » et «Construire une paix et une stabilité durable en sutenant les efforts propres de l’Afrique».

Santé, industrie automobile, énergies renouvelables… Au total, 82 projets seront présentés lors de la conférence, d’une valeur de 2,7 milliards de dinars, selon le président de la Chambre de commerce tuniso-japonaise, Hédi Abbès.

Au total, cinq mille participants du Japon et du continent africain, entre chefs d’Etat et hommes et femmes d’affaires, sont attendus à Tunis cette semaine. De même, cette conférence sera l’occasion pour le secteur privé et les hommes d’affaires tunisiens de tisser de solides liens de coopération avec leurs homologues japonais et africains.

Les chefs d’Etat présents participent surtout au Forum économique qui traitera notamment de la relance de l’économie africaine à l’issue de la pandémie du coronavirus.

Il est à noter également que plusieurs événements seront également tenus en marge de cette conférence. Ces événements traiteront de différences thématiques relatives aux défis du développement en Afrique et feront la part belle à l’innovation technologique.

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Des préparatifs de haut niveau

Depuis plusieurs mois, la Tunisie a lancé les préparatifs à ce rendez-vous économique tant attendu. Pour notre pays, il s’agit d’un message à émetteur compte tenu de la capacité d’organiser des événements de cette envergure. Transport, infrastructures, logements, logistique, tous les efforts ont été déployés pour faire réussir cet événement, comme le confirme le chef de la diplomatie tunisienne, Othmane Jerandi.

D’ailleurs, Tunis-Carthage, aéroport principal qui devra accueillir les participants, fait peau neuve. Nouvelle façade, nouveaux bureaux de contrôle douanier, tout a été relooké pour donner un coup de neuf à cet aéroport.

La Cheffe du gouvernement, Najla Bouden, s’est rendue audit aéroport pour superviser les derniers préparatifs. Ce dernier était accompagné du ministre des Affaires étrangères, Othmane Jerandi, du ministre des Transports, Rabii Majidi et du directeur général des douanes, Najet Jaouadi.

L’occasion pour Bouden de faire un point sur l’avancement des travaux de rénovation du salon VIP et le niveau de préparation des différents services afin d’améliorer l’accueil des touristes, des Tunisiens résidant à l’étranger et des participants à la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique. Quelques jours avant, elle s’est également rendue à la Cité de la Culture de Tunis qui abritera de nombreux événements parallèles à la Ticad.

Un pont vers l’Afrique

En pleine crise économique, la Tunisie veut profiter de cette occasion pour tisser des relations économiques avec l’Asie mais surtout avec l’Afrique, un marché hautement prometteur.

Avec un positionnement géographique stratégique, au carrefour de la Méditerranée, soit à deux heures de vol des principales capitales européennes, la Tunisie, dotée d’une main-d’œuvre qualifiée et de compétences reconnues à l’échelle internationale, veut tirer profit de cette conférence, nomentamente en matière de grands projets. Les secteurs public et privé sont appelés, dans ce sens, à présenter leurs projets dans l’ambition d’en trouver les financements nécessaires.

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Même si les investisseurs étrangers, y compris japonais, ont longtemps critiqué un cadre juridique inadéquat, actuellement le pays peut compter sur de nouvelles incitations à l’investissement conformément aux efforts institutionnels et réglementaires visant à stimuler l’investissement et à créer un climat propice aux affaires.

Dans cette requête d’investissements, la Tunisie veut également exploiter ses excellentes coopérations avec le Japon qui n’ont cessé de se développer et de s’élargir aux domaines d’intérêts communs grâce notamment à des échanges de visites des hauts responsables de deux des pays.

Au total, la Tunisie a reçu un soutien financier du gouvernement japonais grâce à des accords de prêt pour la réalisation de 42 projets de développement pour une enveloppe d’environ 3,1 milliards de dollars. Les projets de construction du Pont Radès-La Goulette, de la centrale électrique à cycle combiné de Radès, de la station de dessalement d’eau de mer à Sfax et la réalisation de l’autoroute Gabès-Médenine en sont les projets phares.

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