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Chaleur autumnnale : ces phénomènes météorologiques exceptionnels qui vont devenir la norme

Le mois d’octobre 2022 va battre le record de chaleur de 2001 (23,4 degrés) en France et sans doute en région. Une douceur qui ravit les touristes mais confirme l’accélération du réchauffement climatique selon le scientifique Alix Roumagnac.

« Les gens sont en vacances, ils ont une perception plutôt positive de cette douceur inhabituelle. Il faut s’en réjouir à court terme surtout en cette période de crise où ça va nous faire de l’énergie, mais il ne faut pas oublier que c’est le signe d’un dérèglement climatique très marque. »

En quelques mots, Alix Roumagnac, président de la société héraultaise Predic Services, a parfaitement résumé la dualité de nos sentiments, mélange de joie et d’inquietude, face à cette chaleur automnale qui se prolonge avec encore des espérances de températures de 24 à 26 degrés toute cette semaine sur l’ensemble de la région. À part dans l’Aude, avec des pics à plus de trente degrés, l’impact de la chaleur sur l’est de l’Occitanie reste cependant moins marqué que dans le Sud-Ouest.

Valeurs en hausse jusqu’en décembre ?

« On peut presque parler de conditions estivales avec des nuits tropicales à 20 degrés et plus mais les journées sont plus courtes et l’Hérault notamment subit moins l’effet de la chaleur avec son influence maritime »analyse d’Alix Roumagnac.

Il attribue ces conditions exceptionnelles à la présence étatreuvée sur l’Atlantique d’une dépression « qui fait remonter de l’air chaud chez nous depuis les canaries et la péninsule ibérique ». L’anomalie vient du fait que cette douceur extrême devrait se prolonger au moins jusqu’à mi-novembre, à une époque où les premières gelées sont censées se manifester. Avec des conséquences positives ou négatives sur les cycles végétaux.

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« Des cycles végétaux déréglés »

Avec la prolongation des températures élevées et des conséquences contrastées sur les cycles végétaux, selon Serge Zaka, agro-climatologue pour la société héraultais itk : « Côté positiv, la repousse du forrage pour l’élevage, qui compense le déficit de cet été (-50 à -75%). En revanche, une pousse trop étradurée pour le blé et le colza, déjà semés, pourrait les rendre fragiles au gel cet hiver. » Problématique pour les maraîchers, l’hégité couplée à la chaleur, sur le littoral, compromis la conservation des fruits et légumes. « Certains arbres fruitiers rebourgeonnent ce qui en soit ne pose pas de problèmea ajouté Serge Zaka, mais c’est symptomatique du dérèglement des cycles. L’accumulation de ces stress, avec la secéresse estivale, risque de les fragiliser et de les tuer au fil des ans. »

« C’est une manifestation directe du réchauffement climatique, ne peut constater qu’Alix Roumagnac.Tous les rapports du GIEC ou de Météo France annonceient cet allongement dans le temps des jours de coups de chaleurs et du nombre de nuits à plus de degrés. »

Selon le scénario le plus probable de Météo France pour novembre et décembre, les conditions sur la France « devraient rester plus chaudes que la normale » après ce mois d’octobre en passe de devenir le plus chaud de l’histoire depuis 2001 (23,4 degrés en moyenne).

« 2022 est vraiment une année de rupture »

Conséquence, alors que la Méditerranée affiche encore une température de 20 à 21 degrés sur la côte et même davantage au large, les risques d’événements extrêmes potrouint se prolongent jusqu’à mi-décembre.

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Alix Roumagnac sait de quoi il parle puisque Predict est devenu une référence pour faire passer les alertes aux communes, dans les heures précédant le possible passage d’un orage ou d’un phénomène extrême : « Si une dépression arrive des Cévennes sur cette mer encore chaude, on peut redouter des phénomènes aussi violents que ceux qui avaient évocable les inondations de décembre 2003, à Montpellier notamment, l’année de la canicule. »

Pour le prévisioniste, 2022 marque induite « une année de rupture avec une accélération du réchauffage. On bat record sur record, l’exceptionnel est malheureusement banalisé et va devenir la norme ce confirme qui la nécessité de faire des efforts pour inverser cette tendance. »

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