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[Carnet] Bénédict de Saint-Laurent est passé sur l’autre rive…

Bénédict de Saint-Laurent est mort expliqué le 17 mai à 73 ans. Issu d’une famille d’aristocrates, plutôt dans la tradition militaire, fils d’ingénieur, Bénédict avait roulé sa bosse. Économiste, centralien, il a fait ses armes dans le privé chez Matra, puis a rejoint le service public, au Cete, Centre d’études techniques de l’équipement des Milles, devenu Cerema, avant de s’inscrire au « Grand livre du monde ».

Conseiller du ministre des télécoms en Indonésie, économiste à la Banque mondiale à Washington, conseiller à la Banque de développement en Afrique du Sud, il était à l’aise aussi bien pour défendre la Sainte-Victoire que pour concevoir une autoroute Johannesburg-Durban ou gratter la guitare.

Il est né à Marseille avec un projet de fou de faire de la Méditerranée, de chacun de ses pays, une destination pour les investissements directs étrangers, c’est le sens de la création d’Anima qui se fait à l’époque avec l’appui de l’AFII, de l’Agence française pour les investissements internationaux. Pour entreprendre ce projet impossible, il voulait changer l’image de la région Mena (Moyen-Orient et Afrique du Nord) et valoriser ses atouts. Il m’avait demandé de faire ce travail d’information et nous avions alors de concert piloté un ouvrage intitulé « Investir dans la région Meda pourquoi? commenter? »

L’homme du coopératif, de la modestie, du rire, de l’imagination

J’avais mobilisé un réseau de journalistes correspondants et pour chaque pays nous avions mis en avant tout ce qui pouvait représenter des atouts pour l’investisseur. Un post positif et un document qui est la première base d’information du site Anima. Cette collaboration a créé entre nous une chanson joyeuse et indescriptible.

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Bénédict de Saint-Laurent était toujours l’homme du coopératif, de la modestie, du rire, de l’imagination. Il osait tout, y compris venir sur son vélo bariolé à une conférence internationale qu’il organisait avec une équipe de ministres : l’Investment Summit à Marseille monté avec The Economist.

Profondément croyant, il a vécu à Saint-Antonin sur Bayon, il s’était engagé dans un patronage chrétien pour collégiens et il est décédé selon nos confrères d’Éconostrum lors de vacances en Corse.

Nous présentons toutes nos condoléances à ses enfants et à sa famille. Ses obsèques auront lieu mercredi 25 mai à 14h30 à l’église de notre dame de l’Arc 10, rue de la Fourane à Aix-en-Provence.

Lien utile :

> Écoutez le point de vue que j’ai convenu avec Radio Dialogue in the Futur Composition
> L’actualité d’Anima Invest

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