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Carcassonne : VNF propose la deuxième serrure jeunesse de Lalande

Merveille historique et joyau du patrimoine, le Canal du Midi est géré depuis 1991 par les voies navigables françaises (VNF). Depuis deux mois, le canal est en période dite de « chômage », permettant aux agents de VNF d’effectuer les réparations et l’entretien. A l’écluse de Lalande, les travaux portent sur l’étanchéité des vannes.

Pendant deux mois – entre novembre et décembre – le Canal du Midi entre dans une période de chômage. « La navigation est donc non-stop afin de pouvoir entretenir le canal et ses ouvrages.« , explique Cédric Jaffard, chef des unités infrastructures, eau et exploitation du service territorial du Midi à VNF. Si la période de chômage en début d’année se situe entre Toulouse et Bordeaux, entre janvier et février, ici »,du côté méditerranéen, c’est maintenant, à la fin de l’année. Donc tout le canal n’est pas construit d’un coup», souligne-t-il. Alors que l’activité principale du canal repose sur la plaisance et le tourisme, la période de chômage n’est pas anodine. D’avril à septembre, l’activité du canal est intense et, bien sûr, culmine en juillet/aoûtReprésenter le service territorial du Midi, « Je couvre une zone qui s’étend de Naurouze à la Méditerranée. Dans ce secteur, le long du canal, se succèdent différents projets de tailles diverses. Cela va du simple entretien au remplacement de porte. Il existe actuellement entre 15 et 20 sites dans ce secteur. . « , détaille ensuite Cédric Jaffard.

Sept semaines de travail

Au sein de l’écluse de Lalande, les travaux se déroulent en plusieurs étapes. « La première, souligne le directeur régional, il s’agit de préparer le canal, c’est-à-dire de vider certaines biefs, et cela prend environ une semaine. L’évacuation a commencé début novembre« Quand c’est sec, »la deuxième étape correspond donc au site. Ici, les travaux devraient durer environ sept semaines. Il faut surélever les portes, s’occuper de tout le démontage, remplacer le caoutchouc utilisé auparavant pour l’étanchéité par du caoutchouc – des petites pièces que nous donnons dans notre jargon des notes de musique – mais nous avons quelques travaux de maçonnerie à faire sur la structure. C’est donc un gros projet», admet-il. A cet effet la porte située en aval de l’écluse est fissurée, nécessitant l’intervention de la chaudière Toulouse pour renforcer la porte.La troisième étape consiste à remplir le canal d’eau. C’est une étape délicate. Il faut prendre une bonne dose pour ne pas envoyer trop d’eau d’un coup. Cela peut affaiblir l’équipement et favoriser les embâcles« Cette troisième étape prend environ deux semaines »,donc la fin des travaux et le réapprovisionnement devraient se situer vers la mi-décembre« , précise-t-il.

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Cédric Jaffard, chef de l’unité Infrastructures de service, eau et exploitation de la région Midi.
L’Indépendant – NATHALIE AMEN VALS

Pour redonner vie à l’écluse de Lalande, renforcer les grilles et conserver toute l’œuvre de Pierre – Paul Riquet, « une quinzaine de chefs d’équipe et une quarantaine d’agents de terrain sont nécessaires et mobilisés», souligne-t-il avec enthousiasme Cédric Jaffard, sur un budget de 15 000 euros. De Naurouze à la Méditerranée, l’entretien du canal et les investissements dans l’ouvrage avoisinent le million d’euros.

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